Home Politique Obligé de réduire ses vols de 7 à 4,  Bruxelles Airlines une victime de plus du bras de fer entre Kinshasa et Bruxelles

Obligé de réduire ses vols de 7 à 4,  Bruxelles Airlines une victime de plus du bras de fer entre Kinshasa et Bruxelles

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La détérioration des relations entre la Belgique et la République Démocratique du Congo a-t-elle atteint la phase du non-retour ? En tout cas on est tenté de répondre par l’affirmative au regard de la tournure de plus en plus inquiétante que prend le conflit multidimensionnelle entre les deux pays.  Après la décision de la fermeture de la maison Schengen, Kinshasa a décidé de s’attaquer à un des piliers économiques de son ancienne puissance coloniale, Brussels Airlines et a décidé de réduire le nombre de ses vols de 7 à 4 par semaine.

lettreL’Autorité de l’Aviation Civile(AAC) de la RDC a informé  officiellement à la Représentante Pays de la compagnie aérienne belge de la décision des autorités congolaises. C’est en tout cas ce que l’on lit dans une lettre datant du 3 février 2018 signée par le responsable de cette structure, Jean Tshiumba Mpunga. « Par la présente, je vous informe que faute de réciprocité dans l’exploitation des services aériens internationaux entre la République  Démocratique du Congo et le Royaume de Belgique, le nombre des fréquences hebdomadaires allouées à votre compagnie aérienne Brussels Airlines, est réduit de sept(7) à quatre(4), à partir du lundi 05 février 2018 », lit-on dans cette lettre.

Le numéro un de l’AAC a demandé par conséquent à la représente de Brussels Airlines de lui soumettre « sans délai, pour approbation, un nouveau programme d’exploitation ».

Cette décision fait suite à la mesure prise par le gouvernement congolais, de fermer « dans un court délai » la Maison Shengen-le consulta de l’Union Européenne à Kinshasa-en guise de représailles à la décision de la Belgique de passer la gestion de son aide humanitaire à la RDC aux ONG.

Une série de réunions organisées entre des ambassadeurs européens et des officiels congolais à ce sujet n’ont visiblement pas fait bouger les lignes. D’un côté, les autorités congolaises n’entendent pas se soumettre au « dictat » de l’ancienne puissance coloniale belge que Kinshasa ne cesse d’appeler à mettre fin à son « ingérence » sur ses affaires domestiques, notamment sa politique interne.

En face, l’Union Européenne, ses membres et la Norvège (concernée elle aussi par la fermeture de la maison Shengen)  soutiennent que c’est à eux que revient la responsabilité de prendre des décisions en matière de visas pour entrer dans leur territoire et non aux  autorités congolaises.

RD44

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