Home Politique Anselme Banieki au sujet de la crise diplomatique belgo-congolaise:« Kinshasa ne doit pas camper sur ses positions »

Anselme Banieki au sujet de la crise diplomatique belgo-congolaise:« Kinshasa ne doit pas camper sur ses positions »

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Analyste des questions internationales, Ancel Banyeke est Chef de travaux à l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication (IFASIC). Alternance. CD l’a interviewé pour avoir sa lecture et sa vision sur la crise diplomatique et pollution des rapports entre le Royaume de Belgique et la République démocratique du Congo. Il recommande une attitude responsable aux Chefs de diplomaties de deux Etats, Didier Reynders et Léonard She Okitundu et redoute des conséquences néfastes de ce bras de fer du côté congolais dans les prochains jours. Faisant d’une pierre deux coups, il dit comprendre la ligne dure affichée par l’église catholique et estime d’autre part, qu’il est normal que l’archevêque de Kinshasa, le Cardinal Laurent Monsengwo puisse prendre son repos.

Alternance: Quel est l’état des relations entre la République Démocratique du Congo et l’Union Européenne plus particulièrement le Royaume de Belgique ?

Les relations entre la République Démocratique du Congo et l’Union européenne avec un accent particulier sur la Belgique ne sont pas au beau fixe depuis quelques mois et cela n’arrange pas les Congolais moins encore la Belgique parce-que vous savez dans les relations internationales les acteurs sont appelés à chercher l’acceptable, à trouver l’harmonisation entre les intérêts or les intérêts de la RDC comme ceux de la Belgique et de l’Union Européenne sont diamétralement opposés ce qui n’arrange pas le régime de Kinshasa moins encore Bruxelles.

D’où viendrait la solution ?

La solution n’est rien d’autre que la prise de conscience de gouvernants congolais parce que l’Etat n’a pas d’amis ni d’ennemis, l’Etat n’a que des intérêts à défendre. Kinshasa ne doit pas considérer Bruxelles comme son ennemi mais plutôt comme son partenaire avec qui il faut échanger des intérêts.

Une autre partie de la solution se trouve dans l’attitude du Chef de la diplomatie belge, Didier Reynders qui s’est montré ouvert pour un cadre d’échange avec le pouvoir de Kinshasa voilà pourquoi il revient de dire que Kinshasa ne devrait pas camper sur ses positions, il a tout intérêt à chercher d’écouter et comprendre Bruxelles en la lumière de trois verbes génériques de la diplomatie: Ecouter, entendre et comprendre. Sortir de ce principe de base c’est ouvrir la voie à un dysfonctionnement qui ne profite pas aux intérêts de la RDC.

Dans ce conflit Belgo-Congolais lequel des deux protagonistes paie le poids lourd ?

Dans les relations internationales nous avons deux approches je cite: l’approche verticaliste et l’approche horizontaliste. Dans la première, il y a les grandes puissances occidentales qui imposent leurs lois vers le sud et la position de la RDC par rapport à la Belgique est verticale, notre pays est en train de subir et va subir. Il est difficile de le sentir directement à ce jour mais sans l’ombre d’un doute ça pourra avoir des mauvaises répercussions dans les jours à venir.

Patrick Lokala

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