Home Non classé Affaire thèse de Matata: L’UPC met fin à la polémique et dévoile les raisons des mensonges du Prof Mabi

Affaire thèse de Matata: L’UPC met fin à la polémique et dévoile les raisons des mensonges du Prof Mabi

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« Le Docteur Matata Ponyo a défendu sa thèse dans la troisième année académique de son inscription à l’Ecole Doctorale, conformément à l’article 25 du chapitre IX, page 180 du Vade-mecum sur les études de troisième cycle relatif à la durée des études ». C’est la réponse du Recteur de l’Université Protestante au Congo, Prof Mgr Daniel Ngoy Boliya aux allégations du Prof Mabi Mulumba selon lesquelles, le Docteur Augustin Matata n’aurait pas respecté la durée conduisant à l’obtention du diplôme de doctorat après l’obtention de celui de DEA.

L’UPC refuse de servir de terrain de règlements des comptes aux acteurs politiques et choisit la voix de la raison dans l’affaire du faux scandale de la thèse du Docteur Augustin Matata Ponyo. En réponse aux allégations du Professeur Evariste Mabi Mulumba selon lesquelles le processus de la thèse de doctorat du Premier Ministre honoraire était attaché de certaines irrégularités, elle rétablit la vérité en révélant les raison de ses mensonges qui, sont l’expression de sa déception d’avoir été écarté du jury. Décidemment, ce feuilleton est loin d’arriver à son dernier épisode qui risque de mettre en lumière les instigateurs de cette cabale ratée.

C’est dans une lettre écrite avec une erreur grave sur la date, largement partagée sur les réseaux sociaux que ce professeur avait annoncé sa démission de la Présidence de l’Ecole Doctorale de la Faculté des Sciences Economiques au Recteur de l’UPC, le 13 février 2018. C’est également dans une lettre que ce dernier a pris acte de sa décision et lui a fait part de son indignation ce vendredi 16 février. Le Professeur Mgr Daniel Ngoy Boliya l’a ramené à la raison et balayé de revers de main ses accusations en se basant sur les textes qui règlementent l’enseignement du 3ème cycle en RDC. « Avant de répondre à votre lettre, permettez-moi de vous exprimer mon indignation de constater que cette lettre que je croyais adressée uniquement à moi et aux personnes à qui les copies étaient destinées, a été diffusées sur les réseaux sociaux à travers l’accusé de réception en votre possession. Je désapprouve ce genre de comportement contraire aux valeurs éthiques de notre Université auxquelles vous avez souscrit en acceptant de travailler pour l’UPC », a-t-il fustigé.

Après lui avoir fait remarquer qu’il n’avait rien à dire sur le fond, les exigences méthodologiques et la qualité de ladite thèse qui a « été brillamment défendue par le doctorant », il lui fait savoir que contrairement à ses accusations, toutes les règles académiques en la matière ont été respectées. « Cependant, contrairement à vos simulacres d’arguments du point de vue procédural, je peux vous confirmer que toutes les règles académiques pour l’organisation et la défense d’une thèse de doctorat en vigueur dans notre pays et ce, conformément au Vade-mecum du gestionnaire d’un Etablissement d’enseignement supérieur et universitaire en RDC, document légal de référence en la matière, ont été respectées », affirme le Recteur de l’UPC.

Respect de la durée

Dans sa lettre de démission, le Prof Mabi Mulumba a relevé entre autres, le non-respect de la durée conduisant à l’obtention du diplôme de doctorat après l’obtention de celui de DEA et prétendu que  le doctorant Matata Ponyo n’a pas respecté ce délai.

Dans sa réplique, le numéro un de l’UPC affirme le contraire et le confond en le renvoyant au Vade-mecum sur le doctorat qu’il semble ignorer. « Le Docteur Matata Ponyo a défendu sa thèse dans la troisième année académique de son inscription à l’Ecole Doctorale, conformément à l’article 25 du chapitre IX, page 180 du Vade-mecum sur les études de troisième cycle relatif à la durée des études: la durée du programme de doctorat est de trois années académiques au minimum… », rappelle-t-il.
D’un démenti à un autre, Prof Daniel Ngoy s’attaque à la contre vérité de l’Ex Président de l’Ecole doctorale de la FASE de son institution sur la composition du jury. « Dans ce jury où vous avez tant souhaité figurer, sa composition, comme vous pouvez le remarquer, a été faite en privilégiant les compétences », tacle-t-il.

Et de renchérir qu’ « objectivement, je considère que ce jury fit l’un des plus diversifiés et équilibrés que l’école doctorale de la FASE n’ait fait approuver, ce dont je félicite le Conseil de la Faculté qui, contrairement à vos écrits, avait validé cette proposition en date du 05 décembre 2017 face à vos tergiversations cachant mal votre désir personnel de remplacer à tout prix un membre dans cette composition ».

Prof Mabi le rancunier ?

Contrairement à ce qu’a laissé entendre le Prof Mabi, le Président du comité de gestion de l’UPC renseigne qu’aucun procès-verbal des réunions du comité d’encadrement n’a été perdu. «Tous les procès-verbaux de différentes réunions du Comité d’encadrement existent bel et bien, y compris ceux de défenses privée et publique », rassure-t-il.

Par ailleurs, l’Université Protestante au Congo condamne le comportement de ce professeur et l’accuse de transformer ce lieu en terrain de règlement des comptes pour de raisonns politiques. «L’UPC doit préserver sa vocation d’un milieu d’enseignement et de recherche sur base des vertus chrétiennes. Je n’accepterai en aucun cas qu’elle serve de lieu de règlements des querelles politiciennes », tonne le Prof  Daniel Ngoy.

Sans détours et en sa qualité d’homme de Dieu, il coupe l’herbe sous les pieds de la rumeur sur l’une des raisons de mensonges de cet ancien dignitaire du régime de Mobutu qui s’est transformé en donneur des leçons sur la régularité alors qu’il siège lui-même dans un Sénat irrégulier et illégitime. « A cause d’un malentendu qu’il y aurait entre vous et le doctorant Matata Ponyo lors de la présentation des facteurs explicatifs de la croissance économique en RDC sur invitation spéciale de l’Ambassade de la Grande Bretagne, ce dernier a dû exercer son droit de vous récuser dans son comité d’encadrement et partant définitivement de son jury. Visiblement, vous n’avez digéré de ne plus faire partie de ce jury », écrit Mgr Daniel Ngoy.

RD44

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