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Double nationalité: une autre diablerie de la MP pour bloquer la candidature de Moise Katumbi

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Les soucis ne font que s’accumuler pour le dernier Gouverneur de l’ex-province du Katanga. A peine investi candidat à l’élection présidentielle du 23 décembre prochain par « Ensemble pour le changement », une plateforme qu’il a mise en place le 12 mars 2018, il est de nouveau dans le collimateur de la Majorité présidentielle qui, l’accuse d’avoir effectué le déplacement d’Afrique du Sud avec un passeport italien. Le Porte-parole de la MP, Alain Atundu a déclaré sur RFI qu’ « une entité italienne aurait démontré que Moise Katumbi détient la nationalité italienne ».

Cette déclaration faite pour déstabiliser un adversaire qui fait peur ravive, à neuf mois des élections, le débat sur un sujet qui a fait couler du sang et endeuillé de milliers de familles en République démocratique du Congo.

Jusqu’où ira la famille politique du Chef de l’Etat dans sa détermination à barrer la route à l’un des plus sérieux de ses adversaires ? C’est la question qui mérite d’être posée au regard des réactions épidermiques de bon nombre de communicateurs de la MP sur le conclave des « Katumbistes » tenu à Johannesburg. Réunis autour de leur candidat, ces derniers affirment avoir jeté les fondations d’une alternance politique en République démocratique du Congo.

Du côté de leurs adversaires, l’on rappelle que Katumbi est poursuivi entre autres, dans l’affaire dite de spoliation des immeubles et qu’il devra à son retour au pays, répondre des accusations portées contre lui devant la justice congolaise. De son côté, après avoir fait état des informations sur la supposée nationalité italienne de Katumbi, Alain Atundu a tranché à sa manière qu’il est « donc inéligible au regard de la loi congolaise qui ne reconnait qu’une seule nationalité ».

Des arguments qui ne passent pas du tout auprès des soutiens du Président du TP Mazembe. Pour eux, le nouvel argument de nationalité est une véritable diablerie du fait que l’intéressé a été durant des années, gouverneur sans que sa nationalité congolaise soit contestée.

Une question qui fâche

Pour une certaine opinion, en évoquant la question de nationalité, la Majorité présidentielle affiche clairement sa volonté de polluer la campagne électorale. En effet, certains groupes ethniques qui se sont sentis marginalisés ont, au cours de quatre dernières décennies, jugé bon de recourir à la violence afin de se faire reconnaitre la nationalité congolaise pour intégrer la sphère politico-administrative et socio-économique du pays.

Pendant ce temps, plusieurs lois relatives à la nationalité ont été modifiées, sans mettre fin à la cacophonie qui entoure ce problème sensible. En 2004 par exemple, une loi sur la nationalité avait été promulguée, laquelle confère à son article 6 la nationalité d’origine à toute personne appartenant aux groupes ethniques et nationalités dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu l’actuelle RDC. Deux ans plus tard, cette formulation est restée presqu’inchangée dans la constitution de 18 février 2006, notamment en son article 10.

                                                                   RD44

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