Home Economie Construction du port en eaux profondes de Banana: le gouvernement passe à la vitesse supérieure

Construction du port en eaux profondes de Banana: le gouvernement passe à la vitesse supérieure

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Après l’adoption hier par le Conseil des Ministres du projet de construction du port en eaux profondes de Banana, on en sait un peu plus sur ce gigantesque projet. Ce mercredi 21 mars 2018, le Vice-premier Ministre, Ministre des Transports et Voies de Communication, José Makila Sumanda et son collègue du Portefeuille ont tenu, à l’hôtel du gouvernement, une communication conjointe à ce sujet. Ils ont fourni des éléments notamment sur sa mise en œuvre, les études déjà réalisées, la procédure suivie jusque-là et le partenaire choisi.

DP Word FZE, c’est le nom de la société qui a signé en février 2017, un protocole d’accord avec le gouvernement pour diriger les études géotechniques, les études d’impact environnemental et social. Celles-ci ont été réalisées par la firme CCCC THRD HARBOR CONSULTANTS CO, LTD de SHANGAI, le consultant international de Toulon et France et Environnement Office Congo Sarl.Selon le Vice-premier ministre des Transports et Voies de communication chargé de la partie technique de ce chantier, la prochaine étape consistera à la signature d’une convention de collaboration entre l’Etat congolais et DP Word. « Cette convention de collaboration qui établit ce partenariat, délègue le service public port en eaux profondes à une société concessionnaire commune dans laquelle, contrairement aux concessions classiques, l’Etat congolais aura 30% de participation non-dilluables au capital social et DP Word 70% », a expliqué José Makila.

Des enjeux économiques et sociaux

En effet, avant le début des travaux proprement dits dont la date reste encore à fixer, le Président de la République va créer, à travers une Ordonnance présidentielle, une structure qui s’occupera de la gestion du port en eaux profondes de Banana. A ce propos, le VPM de TVC a indiqué que l’Etat congolais aura au moins les postes de PCA et de DGA, celui de Directeur général revenant à la société DP Word.

A l’en croire, le coût total des travaux de la première phase est estimé à 539, 5 millions de dollars américains dont cent et dix-huit millions cinq cent mille venant du gouvernement congolais sur financement de DP World.
Les trois phases suivantes couteront respectivement 168 millions de dollars américains, 236 millions USD et 226 millions USD.« En définitive, la RDC disposera en phase finale d’un port en eaux profondes d’une longueur de 1600 m, avec 5 quais, un tirant d’eau de 15, 5 m, une capacité électrique de 20 méga volt ampères et d’une zone logistique et industrielle », a ajouté José Makila.Sur le plan social, plus de 5000 emplois directs seront créés autour de ce pont qui sera jeté sur la presqu’ile de Banana, une péninsule de plus de 2 km de l’océan Atlantique, située dans la Province du Kongo central et dont la pointe se trouve à proximité des eaux profondes. Sur le plan économique, ce pont permettra entre autres, d’améliorer la compétitivité de l’économie congolaise par la réduction des coûts de transports dans ses ports maritimes, de créer des richesses supplémentaires grâce aux effets d’entrainement découlant notamment des activités connexes à l’exploitation portuaire ; la promotion du transport des marchandises par containers ainsi que la construction d’un nouveau hub portuaire, logistique et industriel pour la sous-région.

RD44

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