Home Politique Élections ou transition sans Kabila: le mouvement citoyen «Il est Temps» s’exprime

Élections ou transition sans Kabila: le mouvement citoyen «Il est Temps» s’exprime

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LA TRANSITION SANS KABILA,(TSK): Fonction-objectif à Contrainte atteignable.

Pour les uns nous sommes extrémistes, pour les autres nous voulons mettre le chaos. Mais en réalité nous voulons que la paix règne et que la justice soit dans notre pays.

La paix et la justice ne peuvent être qu’à l’issue d’une bataille électorale aux règles symétriques et aux chances égales pour toutes les parties prenantes. En ce sens, le vaincu accepterait consciencieusement sa défaite et l’heureux vainqueur aura plus de légitimité. Dans ce contexte, les troubles poste électoraux seront évincés et le calme règnera. Au cas contraire, ce beau paysage disparaitra.

C’est exactement la situation que prépare le régime en place afin d’installer les troubles et le chaos. En effet, considérons 4 axes : Processus électoral; Application de l’Accord du 31 décembre 2016, volet décrispation; Justice et Social.

1. Processus électoral

Le processus électoral actuel est biaisé dès sa genèse au stade actuel. Avec un fichier électoral fantaisiste : le taux de progression de la population pendant les 5 dernières années est estimé à 24%, selon l’INS, mais la CENI présente un taux moyen de 30% avec des disparités inexplicables (Sankuru 102%, Lomami 78%, Kasaï Oriental 3%, Tanganyika 9%, Bas-Uélé 10%) au cours de la même période.
Le standard africain présente une moyenne de 44 personnes enrôlées dans un territoire de 100 habitants, mais la CENI nous présente une facette impensable allant de 34 à 61 enrôlés. Les provinces présentées comme bastion de l’opposition congolaise, se retrouvent avec un taux d’enrôlés relativement faible : 37% à Kinshasa malgré qu’elle soit la 1ère province à forte densité, soit 1200 hab/Km2, 34% au Kongo-Central, 52% au Kasaï, etc…

Que dirons-nous de la «machine à voter»? Présentez comme une invention congolaise mais la technologie est sud-coréenne. Contraste ! Cette machine doit être refusée pour des raisons suivantes : elle est illégale, car n’ayant pas été prise en compte dans la loi électorale; son utilisation ne répondrait pas aux caprices techniques et logistiques d’un pays comme la RDC; sa technologie qui favorise la tricherie avec une puce préprogrammée n’est connue que par celui qui gérera le serveur central. Doit-on le faire confiance sachant l’influence du camps qu’il viendra ? NON. Par dessus tout, cette invention congolaise à la technologie sud-coréenne, ne trouve l’adhésion ni des parties prenantes à la bataille électorale moins encore des géants du monde. D’où, elle doit-être écartée.

Notre lecture de la loi électorale nous renseigne que, cette loi est porteuse des germes des conflits poste électoraux, elle ne donne aucune chance aux moins nantis de se mettre en évidence et, elle ne permet pas l’émergence d’un nouvel Leadership des Jeunes méritant.

2. Application de l’Accord du 31 décembre 2016, volet décrispation.
Cet accord signé dans la douleur de la nuit de la Saint Sylvestre, a donné un semblant de légitimité à un pouvoir de putsch, rapidement massacré à volonté par Joseph KABILA. Ce dernier a mis dans le vent les princes de l’église, les opposants/Rassemblement, la société civile traditionnelle et les géants du monde. En torpillant cet Accord avec les nominations non conformes à la vérité, il est une partie motrice dans cet Accord qui reste en suspend. Les cas des prisonniers, exilés politiques et d’opinions qui ont été titrés «cas emblématiques».
Cette frange des congolais subit une injustice couplée d’une haine viscérale pour le simple fait que, certains ont dénoncé la violation de la loi fondamentale et d’autres sont déclarés candidat président. Depuis lors, une chasse au diable a commencé ! Spoliation des immeubles, recrutement des mercenaires, tentatives d’une rébellion et enfin, détention d’une autre nationalité.
Ces griefs retenus, à tord ou à raison, contre un seul individu, candidat déclaré à la prochaine présidentielle, témoignent la motivation du régime actuel qui n’est rien d’autre que de l’écarter de la course. Ceci attire notre attention parce que les victimes de cette injustice sont des Congolais.
A ce titre, ils ont droit de participer librement à un processus électoral non discriminatoire et non injuste. Les règles du jeu doivent être ouvertes à tous et que le meilleur l’emporte.

3. Justice
Ici nous voyons essentiellement la Cour Constitutionnelle nouvellement constituée. Cette cour qui devrait servir d’arbitre a, malheureusement, choisit son camps. Sa fonction n’est plus de dire correctement le droit et de défendre la loi fondamentale, mais plutôt l’entérinement des décisions du bureau politique de la Majorité Présidentielle. Cette cour ne rendra pas un seul arrêt sans rencontrer l’assentiment du pouvoir en place car, dans le nombre de ses juges, la Majorité Présidentielle est majoritaire. Donc, c’est une cour de la majorité présidentielle.

Ces 3 premiers points attestent efficacement que le processus électoral actuel est dépourvu de la confiance. Les parties prenantes, la population et les géants du monde ne font pas confiance en l’organisateur. Or, la confiance en l’organisateur est un élément important dans une élection. La Transition Sans Kabila (TSK) va résoudre cette problématique.

4. Social
Quel bilan pour le pouvoir de KABILA Joseph ? De 5 chantiers à la révolution de la modernité, les années du social sont restées que les discours. La situation sociale du Congolais s’est sensiblement détériorée, passant de mal en pis. Je ne dirai pas trop : Éducation 0, Santé 0, Infrastructures 0, Logément 0, Emplois 0.

Lorsque nous regardons ce tableau sombre, nous pouvons dire, sans peur d’être rattrapé par une autre réalité, que seul Joseph KABILA en est le responsable.

Oui, son départ ne résolvera pas tous les problèmes du Congo. Mais il sera un bond important vers le changement.

Herman MBUWA/IL EST TEMPS.

CP

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