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Insécurité au Sankuru: les acteurs politiques pointés du doigt

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Considérée comme l’une des provinces les plus enclavées de la RDC, la province du Sankuru peut se désenclaver si elle produit un système économique autonome. C’est ce que pense Didier Dikolo Bin Dikolo, Coordonnateur du mouvement citoyen « Convergences Citoyennes pour la République et la Démocratie»,(CCRD). Il soupçonne les acteurs politiques sankurois d’être les tireurs de ficelles de l’insécurité que l’on déplore actuellement.

Ce jeune congolais formé à l’Université Protestante au Congo (UPC), à l’Académie Universitaire Louvain, à l’Institut de Hautes Etudes de Défense Nationale de France, à l’Ecole Royale militaire et à l’Institut Catholique des Hautes Études Commerciales de Belgique est d’avis que, le Sankuru est victime de sa situation géographique qui l’a placé au centre du pays.

Soucieux d’établir les bases d’une citoyenneté responsable sur l’ensemble du pays, il va bientôt déployer les activités de sa structure dans cette partie du pays concomitamment avec la ville de Goma et dans la province du Lualaba.

Et au moment où les informations en provenance du Sankuru ne sont pas rassurantes en ce qui concerne la situation sécuritaire, il reste optimiste. « Il n’y a pas au Sankuru une tradition de conflictualité. Les communautés de cette province, conscientes de leur destin commun, vivent en harmonie depuis de decennies», affirme-t-il.

Puisant dans sa connaissance de la sociologie politique de cette contrée, il indique que les acteurs politiques ont une grande responsabilité dans ce qui s’y passe actuellement. « Cette insécurité que je déplore découle, en grande partie, des tensions intracommunautaires entretenues et ravivées par les acteurs politiques qui, en l’absence d’un bilan défendable et d’un projet de société valable, opposent les communautés les unes aux autres. Nous ne pouvons plus tolérer», condamne-t-il.

Tout en reconnaissant la complexité des crises qui sévissent dans la province d’origine de Patrice Emery Lumumba, Didier Dikolo estime que la prévention de ces conflits a été moins visible, à la limite de la partialité et du clientélisme.

Echec du gouverneur Ulungu

A en croire le Coordonnateur de CCRD, les dirigeants de la jeune province du Sankuru ont échoué sur le plan de la sécurité. « Les moyens mis en oeuvre pour éviter la reproduction de ces conflits laissent tellement à désirer que l’on peut parier, avec une certaine certitude quasi- mathématique, que le Sankuru vivra des jour sombres caractérisés par des tensions intracommunautaires», avertit-il.

Et de renchérir que «de ce point de vue, le Gouverneur Ulungu a manqué à ses devoirs devant les faits essentiels».

Pour rappel, plusieurs cas de violence ont été rapportés ces dernières semaines dans la quasi-totalité de territoires qui composent le Sankuru. Certaines sources avaient même évoqué la prolifération des armes dans le chef de civiles, des informations qui ont été confirmées par le Gouverneur Berthold Ulungu.

R.Djanya

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