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RDC: Que peut-on attendre de députés provinciaux ?

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Après de nombreuses années d’attente, l’heure est venue pour les acteurs politiques déterminés à siéger dans les assemblées provinciales, de se faire savoir. Depuis dimanche 24 juin 2018, les 171 bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC) aux législatives provinciales ont commencé à réceptionner les dossiers. Partis politiques et regroupements politiques s’apprêtent à déposer leurs listes auprès de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) qui devra publier les listes définitives le 23 août prochain. Mais la question que l’on peut se poser est de savoir ce que l’on peut attendre de 780 députés provinciaux qui seront élus ou cooptés le 23 décembre prochain.

Conformément à l’annexe de la loi électorale, le Territoire national de la RDC est subdivisé en 201 circonscriptions électorales pour les députés provinciaux. Des centaines de partis politiques et regroupements politiques nouvellement créés devront disputer, sous l’arbitrage de la machine à voter, les 780 sièges dont 715 pour les députés élus et 65 pour les députés cooptés.

Ces députés vont siéger dans les 21 assemblées provinciales pour contrôler, conformément à la Constitution, les exécutifs provinciaux et légiférer certaines décisions nécessaires à la bonne marche de provinces.

Mais au regard du bilan mitigé des assemblées provinciales sortantes, d’aucuns ne pensent que c’est un gâchis pour l’Etat congolais que de dépenser des milliards de francs congolais chaque mois à payer des députés qui en réalité, ne font presque rien. «On va élire des députés provinciaux qui se contenteront de s’enrichir avec l’argent du contribuable sans faire le travail qu’ils sont censés faire. Nous n’avons jamais compris le rôle de ces élus provinciaux car, on les voit la plupart du temps se mettre au service des gouverneurs », regrette un acteur de la société civile basé à Mbandaka.

Tout ça pour ça ?

Pour lui, beaucoup d’assemblées provinciales se sont transformées en véritables caisses de résonnance pour les gouvernements provinciaux. « Les rares fois où un gouverneur ou ministre provincial a été déchu par une assemblée provinciale, c’était sous impulsion de la Majorité présidentielle », ajoute pour sa part, Martin Osakala, coordonnateur d’« Abri Sûr », une ONG installée à Kinshasa.

Reste à savoir si les futurs nouveaux députés provinciaux seront en mesure de changer la donne en étant un véritable contre poids des exécutifs provinciaux. « On en a marre des députés provinciaux qui se battent dans les assemblées provinciales ou qui passent tout le temps à faire du trafic de diamant ou du commerce comme c’est le cas dans certaines provinces », renchérit pour sa part un membre de la Voix de Sans Voix.

Sinon, poursuit-il, « les électeurs auront gaspillé inutilement leur temps et énergie en se déplaçant pour les écouter pendant la campagne électorale avant de les voter ». Vivement une nouvelle catégorie de Députés provinciaux.

RD44

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