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Matata Ponyo: De la technocratie à la politique, il n’y a qu’un pas

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Le Premier ministre honoraire, Augustin Matata Ponyo est de nouveau sur les braqueurs de l’actualité dans sa province natale du Maniema. Pour avoir dit non à l’extorsion de l’argent de la population de Kindu en général et des motards en particulier, par des autorités provinciales qui y ont érigé illégalement des barrières, il est empêché d’exercer librement ses activités politiques. Cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD) et candidat à la députation nationale, il est devenu la cible des pourfendeurs qui cherchent à ternir son image.

Des extorsions, des saisies des motos et arrestations arbitraires de motards ainsi que des taxes intempestives sont devenues le quotidien des habitants de la ville de Kindu. Tout est parti de la décision du gouverneur intérimaire du Maniema, Jérôme Bikenge, d’imposer des taxes intempestives et des barrières dans la ville de Kindu.

Des policiers chargés de récolter les fonds provenant de ces taxes qui ne figurent dans aucun document officiel se sont livrés à des véritables tracasseries policières et administratives au point d’agacer la population.

Celle-ci n’a eu d’autre choix que de refuser de continuer à se laisser extorquer et d’enrichir des autorités provinciales qui visiblement, ne se soucient guère de sa situation sociale.

Une décision soutenue par Augustin Matata Ponyo,  qui saisi par une plainte de l’association des motards contre la Direction Générale des Recettes du Maniema (DGRMA), a exigé que les motos saisies soient restituées à leurs propriétaires.
« Je vous dis, les plaintes de motards de Kindu sont conformes à la volonté du chef de l’Etat, celle de mettre la population dans la quiétude. Comment est-ce qu’on peut inventer des taxes à l’intérieur de la ville ? Imaginez-vous à Kinshasa, là où réside le Chef de l’Etat, il n’y a aucune barrière. Je conseille la province du Maniema de se conformer aux recommandations du Chef de l’Etat, de vivre conformément aux lois et aux textes de ce pays. Ces taxes-là intempestives et ces barrières-là intempestives ne sont pas conformes non seulement aux lois et textes mais aussi à l’éthique de vie, la morale », a-t-il dénoncé le samedi 6 octobre 2018.

Tentative avortée d’obtenir un faux témoignage

Sa prise de position n’a pas arrangé le Gouverneur intérimaire qui s’est empressé de faire publier dans une certaine presse, des fausses informations selon lesquelles le Premier ministre honoraire se serait opposé aux autorités provinciales et même nationales.

Ainsi, dans un communiqué plein de contre-vérités, Jérôme Bikenge a fustigé ce qu’il considère comme une « interférence dans le recouvrement de l’impôt », non sans vouloir nuire à la réputation de celui qui n’a fait qu’exiger le respect des textes et la protection de la population.

Bien plus, il aurait tenté d’obtenir de faux témoignages contre Matata Ponyo auprès d’un motard emprisonné. Ce dernier l’a confié à un de ses proches qui à son tour l’a rapporté fidèlement à Alternance.CD. « Ses gens m’ont contacté pour mentir sur Matata, j’ai refusé. Ils m’ont mis en prison pour me forcer de dire des contre-vérités contre lui, j’ai refusé. Tout ce qu’ils disent dans leur message signé par le gouverneur Bikenge est faux. Il n’y a jamais eu des couteaux, des machettes ou autres matériels tranchants. Monsieur Matata était seul, simple et poli comme toujours. Il n’a rien dit du mal. Bien au contraire, il a félicité le Président KABILA pour avoir permis la modernisation de Kindu », a-t-il dit.

Pour bon nombre d’observateurs, ce dont une certaine presse qualifie de « conflit » entre Matata et le Gouverneur ai du Maniema serait en réalité le début d’une campagne de diabolisation visant à empêcher « l’homme à la cravate rouge » de battre sa campagne électorale au moment opportun.

C’est le cas du juriste Didier Mwange, qui fait remarquer que tout citoyen a le devoir de faire respecter la disposition constitutionnelle, qui dit que nul n’est tenu de respecter un ordre illégal. « C’est ce que les motards et Matata Ponyo ont fait », soutient-il.

Et d’ajouter qu’«étant donné qu’il y a trop d’intrigues sur le terrain politique congolais, le Premier ministre honoraire doit se battre continuellement pour défendre les intérêts de la population de Kindu ».

Quitte parfois à lutter contre ceux qui pensent qu’il ne serait pas permis à un acteur politique de dire non aux tracasseries policières et administratives, barrières illégales et arrestations arbitraires contre ses compatriotes.

RD44

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