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Législatives nationales: Anne-Marie Mbilambangu fait la honte d’Ilebo

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Celui qui pense que la mentalité de la population congolaise n’a pas évolué et qu’il suffira de lui faire des petits cadeaux pour obtenir ses voix le 23 décembre prochain se trompe largement. Et ce n’est pas la population d’Ilebo qui dira le contraire. Se sentant totalement délaissée par ses élus à l’assemblée nationale, elle a plus que jamais besoin d’un nouveau leadership responsable et soucieux de ses intérêts. 

C’est le cas de la députée nationale PPRD Anne-Marie Mbilambangu. Entre cette dernière et sa base, c’est le désamour total. Mieux, le divorce consommé. En toile de fond, l’abandon dont ses électeurs se disent victimes de la part de cette femme qui, sans gêne, s’est représentée aux législatives nationales dans la même circonscription. Le ridicule ne tue pas !

En effet, élue députée nationale par la magie de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) en 2011, Anne-Marie Mbilambangu aurait été un malheur pour la population d’Ilebo. Pour cause, elle accuse plusieurs limites en plus d’être accusée de raviver des velléités tribalistes, de politiser la centrale électorale dans ce territoire en y pistonnant ses proches pour tenter de rééditer son exploit de triste mémoire d’il y a 7 ans.

C’est en tout cas ce qu’ont affirmé plusieurs habitants de la ville d’Ilebo en particulier et de l’ensemble de ce territoire en général, rencontrés par un reporter d’Alternance.CD  de passage dans cette partie du pays. « La force de cette femme qui prétend avoir des relations jusqu’au plus haut sommet de l’Etat est le tribalisme. Tant à la CENI que dans l’administration publique, elle a tout fait pour placer ses proches, tous des membres d’une même tribu, au détriment de milliers d’autres habitants d’Ilebo originaires d’autres tribus », a regretté un d’entre eux portant le nom aux initiales D.D.

Interrogés sur le bilan qu’ils pouvaient dresser des acquis du passage  d’Anne-Marie Mbilambangu à la Chambre basse du parlement dans son fief électoral, la quasi-totalité des interlocuteurs n’ont cité que la réhabilitation d’un hangar qu’elle a fièrement appelé « tribune », comme pour se moquer de ceux qui l’appellent « honorable ».

Voulant en savoir plus, nous nous sommes rendus à l’endroit où se trouve la fameuse œuvre, et qu’elle n’a pas été notre déception de trouver un hangar de moins de dix mètres très insalubre qui du reste, sert de refuge aux chèvres et porcs.

Certes, le rôle d’un député national n’est pas de réaliser des gigantesques œuvres dans sa circonscription, mais il n’y a aucun mal à ce qu’il convainc les investisseurs pour qu’ils investissent au bénéfice de ses électeurs. Là aussi, son bilan est largement négatif.

SA REELECTION SERAIT SYNONYME DE L’ENTERREMENT DE CE TERRITOIRE « ECONOMIQUEMENT MORT »

Pendant ce temps, elle multiplie de bars à Kinshasa et ce n’est pas tout. Anne-Marie Mbilambangu ne se serait pas empêchée de combattre d’autres leaders politiques qui ont voulu investir dans ce territoire, allant jusqu’à se mettre en conflit ouvert avec ses propres camarades du PPRD.

Par conséquent, le parti présidentiel l’a déboutée de ses listes de candidats aux législatives nationales, ce qui l’a envoyée s’agripper dans la liste d’une petite formation politique.

Et même après s’être livrée à ce dont on peut qualifier de « prostitution politique », elle espère obtenir la clé d’accès à l’Assemblée nationale pour la énième fois. Une ambition reconnaissons-le légitime, loin des attentes et désidérata des habitants du territoire de Ilebo, qui aux dernières nouvelles, récolteraient des signatures pour larguer un mémo contre elle.
« Elire à nouveau un candidat député national de son niveau, c’est enfoncer la misère des populations et l’enclavement de Ilebo », prévient un observateur averti.

A ce propos, il faut dire qu’autrefois célèbre pour ses activités commerciales, favorisées par le Port Franqui et le chemin de fer, le territoire d’Ilebo est à ce jour l’ombre de lui-même. On dirait sans crainte d’être contredit, un territoire économiquement mort (à l’exception du palmerai de Mapango, propriétaire d’un étranger), une contrée où l’enseignement ainsi que le petit commerce sont les seuls secteurs attrayants pour la survie de la grande partie de la population abandonnée à son triste sort.

ALT.

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