Home Politique RDC: Et si la «guerre» de Kabila avec l’Occident devenait populaire?

RDC: Et si la «guerre» de Kabila avec l’Occident devenait populaire?

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Alors qu’il s’apprête à passer le flambeau à son successeur après 18 ans passés à la tête de la RDC, le Président sortant, Joseph Kabila est toujours dans le collimateur de certains pays occidentaux.

Porté littéralement au pouvoir par la Belgique en janvier 2001 après la mort de son père, il était devenu par la suite indésirable pour certains pays européens qui ne juraient que sur son départ du pouvoir. Maintenant que c’est fait, peut-on dire que sa guerre avec eux s’est terminée ? Pas du tout.

Pour cause, la victoire du nouveau Président, Félix Tshisekedi, bien que confirmée par la cour constitutionnelle est tout aussi contestée par Martin Fayulu et mise en doute notamment par la France et même certains pays africains dont l’Angola.

Et pourtant, le peuple congolais, assoiffé d’une alternance pacifique depuis l’indépendance obtenue il y a près de 60 ans, semble avoir envie de tourner la page.

En témoigne le calme remarquable qui règne à Kinshasa, une capitale réputée très favorable à l’opposition, depuis la publication des résultats définitifs par la haute Cour.

Ce, même si la plupart des congolais soupçonnent le leader de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) d’avoir négocié son élection.

Au contraire, ils sont visiblement prêts à en découdre avec ceux qu’ils accusent d’avoir voulu annuler les élections, allusion faite à l’Union Africaine et particulièrement à son Président en exercice, le Chef de l’Etat Rwandais qui, dans un communiqué rendu public le 17 janvier, a demandé à la Cour constitutionnelle de sursoir l’examen de la requête introduite par les candidats malheureux en attendant son arrivée à Kinshasa pour, « dialoguer avec toutes les parties prenantes, en vue de parvenir à un consensus sur le moyen de parvenir de sortir de la crise post-électorale dans le pays ».

L’UDPS s’en approprie 

C’est en tout cas ce que certains combattants, du surnom des militants du parti du président élu, ont laissé entendre à la veille de la visite annoncée et avortée de la délégation de l’Union Africaine.

D’autre part, leur leader a tendu la main au président sortant envers qui il se montre tendre. « Nous ne devons plus le considérer comme un adversaire, mais plutôt comme un partenaire de l’alternance démocratique dans notre pays », a déclaré Félix Tshisekedi après la proclamation de sa victoire par la CENI.

Pour certains analystes, à l’instar de Thierry Vircoulon, sa victoire ressemble beaucoup à un « résultat de compromis, qui donne l’apparence d’une transmission de pouvoir ».

Par conséquent, avec la popularité qu’il a, Fatshi pourra donc rendre populaire la guerre de son prédécesseur avec l’occident. Reste que, se met dans une telle logique, il aura du mal à trouver les moyens d’améliorer le social des congolais, l’un des principaux défis qu’il doit rapidement relever.

ALT.

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