Home Politique Élection de Felix Tshisekedi: Les américains se contredisent

Élection de Felix Tshisekedi: Les américains se contredisent

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C’est le moins que l’on puisse dire au regard de deux démarches entreprises parallèlement par deux officiels américains.

D’un coté, Chris Smith, un ancien président de la Chambre Afrique du parlement et doyen au Congrès qui, a déclaré que les USA pourraient sanctionner les autorités congolaises impliquées dans la «fraude électorale».

De l’autre, l’ambassadeur américain à Kinshasa, Mike Hammer qui, a promis de représenter son pays à l’investiture du nouveau président de la RDC, Felix Tshisekedi.

Après les réactions de la France, Chine, Russie et de beaucoup de pays africains dont l’Afrique du Sud qui ont pris acte de la confirmation de l’élection de Felix Tshisekedi par la Cour Constitutionnelle, il ne restait que la réaction des États-Unis.

Celle-ci semble avoir été donnée par l’ambassadeur américain en RDC qui a été reçu mardi 22 janvier 2019 par le nouveau président congolais à Béatrice Hôtel. A cette occasion, Mike Hammer a indiqué qu’il va représenter le pays de Donald Trump à son investiture.

La veille, un autre officiel américain, Chris Smith tenait des propos contraires en mettant en garde contre l’installation du nouveau président élu de la République démocratique du Congo.

En effet, selon ce républicain et représentant du 4 eme district du New Jersey à la Chambre des Représentants, des sanctions devront être prises par les USA après l’installation de Felix Tshisekedi à la magistrature suprême. «Si Felix Tshisekedi est installé cette semaine malgré les résultats obtenus, les États-Unis ne devraient pas hésiter à appliquer des refus de visa, des sanctions et d’autres outils aux personnes impliquées dans la fraude électorale», a-t-il déclaré.

A l’en croire, les «appels à une élection libre et juste en RDC n’ont pas été écoutés par le régime de Joseph Kabila».

D’où sa proposition sa demande aux autorités congolaises de garantir la liberté des manifestations. « Il est important que les manifestations restent pacifiques et que les parties lésées s’abstiennent de toute violence. Toutes les parties doivent veiller à ce que leurs actions n’aggravent pas les souffrances du peuple congolais», a conclu l’ancien président de la Chambre Afrique du Parlement américain.

Au regard de ces contradictions, on peut se poser la question de savoir en quoi jouent les États-Unis.

RD44

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