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Fonds Forestier National: Léon Mulimbi remet l’antenne du Haut-Katanga sur les rails

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Nommé dans un contexte marqué l’anarchie encouragée par ses prédécesseurs, l’actuel Directeur Coordonnateur du Fonds Forestier National dans la province du Haut Katanga, León Mulimbi a réalisé des prouesses remarquables. Grâce aux nouvelles méthodes qu’il a mises en place, les recettes ont augmenté sensiblement et des grands projets ont été lancés tandis que d’autres, plus grands, le seront bientôt.

Malgré la réticence de certains agents manipulés, il a remis cet établissement sur le chemin du bon fonctionnement dans le strict respect de la loi.
Redorer le blason terni par plusieurs années de mégestion était son leitmotiv.

Et à ce jour, il est plus que fier d’affirmer que c’est un pari gagné. D’un côté, cette structure est redevenue fréquentable et de l’autre, son image de fond est bien perçue par l’opinion publique.
« Dans notre action, nous avons mis le premier accent sur la promotion institutionnelle. Dès notre arrivée, on s’est fixé l’objectif d’améliorer la façon dont les gens perçoivent le Fonds Forestier National. Et aujourd’hui, je peux vous dire que ça soit la société civile, que ça soit les médias, que ça soit les autorités provinciales ou locales, le Fonds Forestier National est bien compris et très bien perçu au niveau de l’opinion publique », a-t-il noté face à la presse la semaine dernière.

Etant donné que cet établissement est un outil du gouvernement chargé de la recherche des moyens financiers pour constituer le capital forestier de la RDC, il a accordé une attention soutenue à la question des finances. « Nous sommes arrivés ici au mois d’octobre et nous avons mis ensemble avec le personnel que j’ai trouvé un plan de travail. Nous avons changé la philosophie dans le fonctionnement, dans la façon de faire le travail. C’est ce qui nous a permis en deux mois, à multiplier par six les ressources mobilisées par l’ancien système de janvier à septembre. Il ne fallait pas seulement mobiliser davantage des ressources mais il fallait en même temps activer les outils de gestion rationnelle des ressources… Tout ce que nous percevons comme ressource est canalisé au niveau de la banque. Et cette façon de faire nous a permis, en accord avec la direction générale de nous focaliser sur le troisième point de notre action qui constitue l’objet social du Fonds Forestier National », a-t-il expliqué.

Amélioration des capacités de mobilisation des ressources

Ce troisième point englobe les aspects techniques entre autres, le financement des opérations de reconstitution du capital forestier national.

Ainsi, à seulement cent jours après son entrée en fonction, l’équipe de León Mulimbi avait réussi notamment à sensibiliser la société civile, les autorités politiques et administratives provinciales et locales, l’administration du Ministère de l’environnement au niveau provincial et local.

Ces activités ont envoyé un message fort à la population du Haut-Katanga et du Lualaba sur le fait que le Fonds Forestier National était maintenant prêt pour financer les opérations de reboisement dans ces provinces. « Nous avons construit un projet d’envergure provinciale qui, va couvrir non seulement le Hau-Katanga mais aussi le Tanganyika et le Lualaba…Globalement, nous voudrions contribuer à atténuer les effets du réchauffement climatique…sur le plan local, nous voudrions contribuer à la lutte contre la pauvreté ppuisque ce projet va nous permettre de créer pas moins de 5000 emplois directs et plus de 7000 emplois indirects à travers la restauration de plus de 10 000 hectares de paysage dégradé en utilisant la main d’œuvre locale », a-t-il indiqué.

En tout cas pour le Directeur Coordonnateur du Fonds Forestier National dans la province du Haut Katanga, ces emplois vont largement contribuer à consolider la paix dans cette partie du pays et pas que. « Sur le plan écologique, vous savez qu’ici dans le Katanga nous sommes à la source du fleuve Congo. Grâce à ce projet, nous allons protéger le bassin versant tout autour du fleuve Congo et dans le long terme, grâce à ce projet, nous comptons augmenter la capacité des forêts congolaises à séquestrer davantage de dioxyde de carbone », a-t-il fait savoir.

Un projet salutaire

En termes de vision, cette structure travaille actuellement sur les voies et moyens d’améliorer les capacités de mobilisation de moyens financiers. Pour ce faire, elle mise sur une nouvelle taxe à laquelle les opérateurs miniers sont soumis. « Nous mettons un accent particulier sur la perception de cette taxe dont les produits représentent plus de 80% des ressources internes attendues par le Fonds Forestier National dans la province du Haut-Katanga. Une fois que nous aurons mobilisé ces ressources, nous allons encore monter d’autres projets dans la partie Sud de la RDC ET grâce aux mécanismes internationaux, nous allons profiter des opportunités que nous offrent les négociations internationales sur le climat pour aller frapper aux portes de certains mécanismes financiers comme le fonds vert pour le climat », a promis le numéro un du Fonds Forestier national dans le Haut-Katanga.
L’autre aspect de ce projet est l’agro forestier auquel les communautés locales (villages) seront initiées. « Comme vous le savez, la RDC est au jour d’aujourd’hui comme un train d’union au centre de l’Afrique. Au Nord nous avons le Sahara qui avance vers le centre, au Sud nous avons le Kalari qui monte à grande vitesse. Nous devons craindre la jonction de ces deux déserts et la RDC serait effacée », a-t-il prévenu.

Les obstacles rencontrés

L’autre grand projet qui hante l’esprit de León Mulimbi est celui de création d’une sorte de « bouclier vert » à Sakanya qui pourrait avoir une superficie de 50 km de largeur et 500 kilomètres de longueur. Son objectif est de stopper l’avancée du désert de Kalari qui représente une sérieuse menace sur l’existence même de la République démocratique du Congo. Ce, conformément à la vision de la gestion durable des écosystèmes de la RDC du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi Tshilombo.
Le Fonds Forestier National se présente donc comme un outil attitré capable de l’accompagner dans son ambition de faire de son pays une puissance environnementale au plan mondial au cœur de l’Afrique.

Malgré ces réalisations, le Fonds Forestier National du Haut-Katanga a connu des sérieuses difficultés d’ordre interne et externe. Au plan interne, on peut citer notamment la résistance d’un groupe d’agents hostiles au changement et aux réformes engagées par le nouveau management. Parmi ces agents, certains étaient habitués au système opaque instauré par l’ancienne équipe dirigeante.

Heureusement qu’ils ont été recadrés par l’inspection générale provinciale de la territoriale qui, était montée au créneau pour demander au gouverneur de province de stopper l’impunité au Fonds Forestier National Haut-Katanga. « L’opinion publique du Haut-Katanga constante avec amertume que les agissements de certains agents temporaires instrumentalisés par son prédécesseur et visiblement au service d’un réseau mafieux démasqué et mis en place par un ancien responsable du Fonds Forestier National rappelé à Kinshasa entravent le bon fonctionnement de l’établissement dans la province du Haut-Katanga », a alerté l’inspecteur provincial Kapenda Ilunga Fataki Vincent.

RD44/Le JNL

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