Home Société UPN: Le Prof Désiré Kolongele Eberande s’est-il servi de sa position de Dircaba du Chef de l’État pour placer ses pions?

UPN: Le Prof Désiré Kolongele Eberande s’est-il servi de sa position de Dircaba du Chef de l’État pour placer ses pions?

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Une lettre signée par le Directeur de cabinet du Chef de l’État,  Vital Kamerhe créant   une commission d’audit à l’Université Pédagogique Nationale (UPN) a fouité. Plusieurs médias de la place sont tombés sur cette correspondance par laquelle, le cabinet du Chef de l’État institue une mission d’audit sur l’organisation du 3eme cycle à l’UPN, outrepassant au passage le Ministre de l’enseignement supérieur et universitaire et le conseil d’administration des universités (CAU), ce dernier étant l’organe technique compétent en la matière.

Dans cette mission d’audit, des ministères et autres structures qui n’ont rien à voir avec les questions académiques et scientifiques à l’instar du ministère de l’intérieur ou de la justice, de l’Agence Nationale de Renseignements(ANR) et du Parquet Général de la République qui ne peuvent intervenir dans les affaires d’une institution de l’ESU qu’à la demande expresse du conseil d’administration des universités sont associés.

Face à cette situation, des observateurs se demandent  si l’Université Pédagogique Nationale (UPN) serait-elle en train de vivre une nouvelle tentative de déstabilisation.

L’Association des cadres scientifiques (ACS) a, dans un mémorandum adressé au Ministre de l’enseignement supérieur et universitaire en date du 03 août 2019, fustigé ce qu’elle a décrit comme « la politique de ôte-toi de là que je m’y mette, le règlement des comptes, le tribalisme d’origine tant interne qu’externe et la politisation qui nuisent à la vie de notre université milieu par excellence ou des vrais s’observer la rationalité dans le comportement de tout le personnel ».

Le Dircaba Kolongele Eberande à la manœuvre ?

Selon plusieurs sources, le Directeur de cabinet adjoint du chef de l’État en charge des questions politiques, juridiques et administratives, le Professeur Désiré Kolongele Eberande serait à la manœuvre. « C’est lui qui a préparé cette lettre irrégulière et qui l’a fait signer à son titulaire, notamment pour le discréditer », croit savoir un cadre de l’Université qui a requis l’anonymat.

Selon la même source, Kolongele Eberande serait derrière un groupe de près de 5 Professeurs revendiquant les mêmes origines tribales et des relations amicales historiques avec l’actuel Directeur de cabinet adjoint du chef de l’État chargé des questions juridiques, politiques et administratives qui veut les pistonner au comité de gestion, en remplacement de l’actuel comité conduit par le Professeur Masamba.

Une telle démarche secoue déjà le cocotier au sein de toutes les couches de l’UPN, visiblement satisfaites de la gestion de l’actuel comité de gestion, au regard de ses multiples réalisations dans un très bref délai de 5 mois. Il s’agit notamment de la réhabilitation des infrastructures universitaires; la production scientifique; le rétablissement et le maintien de la paix sociale, etc…

Toutes les associations constituées de l’UPN dont l’ACS, l’APATO, l’APUPN ne cachent pas leur satisfaction en la gestion du comité Masamba. « Curieusement, les bonnes œuvres d’un comité novateur et pragmatique lui attirent plutôt des jalousies et coups bas », regrette un Professeur.
Confortablement installé sous les arbres fleuris de l’espace dit « Saint Valentin », il a ajouté que « Monsieur Kolongele devrait lui-même poursuivre sa démarche dont les motivations sont connues de tous, au lieu de chercher à s’offrir la main du Directeur de cabinet Vital Kamerhe, cet homme d’État pétri d’une riche expérience et d’un esprit nationaliste ».

Pour lui, tout porte à croire que Eberand Kolongele aurait un plan caché contre le directeur de cabinet et le chef de l’État qu’il soumet à des critiques évitables.

3e cycle, l’alibi du siècle contre l’UPN?

Pour exécuter son plan machiavélique, révèle notre source, le Dircaba Kolongele serait tombé sur une trouvaille : l’organisation du troisième cycle à l’université pédagogique nationale. Selon lui l’UPN organise irrégulièrement des soutenances de thèse de mémoire de DEA. Argument balayé du revers de la main par l’Association des cadres scientifiques.

En effet, dans son mémo adressé au Ministre de tutelle,  l’ACS révèle que les cadre scientifiques visés ont suivi de manière régulière tous les séminaires inscrits au programme de DEA dans la durée définie par les textes réglementaires et ont bénéficié chacun en ce qui le concerne d’une décision rectorale l’ autorisait de défendre son mémoire de DEA en 2015. Plusieurs viciscitudes seraient succédées, les une aux autres, mais cela n’a pas empêché aux deux incriminés bien identifiés de poursuivre leurs recherches doctorales qui ont produit les thèses qu’ils doivent défendre, en principe, cette année.

En un comme en mille mots, l’ACS affirme que les deux thèses ont été programmées à la soutenance publique, en conformité avec la loi et les textes réglementaires en la matière.

Quoi de plus normal que l’association des cadres scientifiques demande « la levée de la mesure illégale de suspension qui pèse sur les deux thèses de doctorat ».

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