Home Politique Quand Nancy Pelosi, l’équivalente américaine de Jeanine Mabunda déchire le discours de Donald Trump au Congrès

Quand Nancy Pelosi, l’équivalente américaine de Jeanine Mabunda déchire le discours de Donald Trump au Congrès

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La présidente de l’Assemblée nationale de la RDC, Jeannine Mabunda doit être contente en suivant l’actualité américaine du jour. Ce mercredi 5 février 2020, Nancy Pelosi, la Chef démocrate de la chambre des Représentants, l’équivalente de l’Assemblée nationale congolaise, a manifesté de façon spectaculaire son désaccord avec le Président américain, Donald Trump en déchirant la copie de son discours prononcé devant le Congrès.

Elle a réagi coup sur coup au refus du Président républicain de lui serrer la main  au congrès.
C’est un geste qui en dit long sur le manque d’amour et la défiance entre républicains et démocrates aux États-Unis d’Amérique.

On savait Donald Trump impulsif mais aller en rupture avec les usages en évitant de serrer la main tendue de la présidente de la Chambre des Représentants, personne ne pouvait l’imaginer. Maintenant c’est chose faite. Mais c’était sans compter avec une Nancy Pelosi, réputée femme de caractère.

Mabunda, la Pelosi congolaise ou à la congolaise?

Depuis plusieurs mois la guerre est ouverte entre Donald Trump et la figure de proue des démocrates. Cette dernière a d’ailleurs enclenché la procédure d’impeachment contre le président américain.

Ce mercredi, elle a franchi une autre étape. Selon la presse occidentale, alors que le président américain venait d’achever son discours sur l’état de l’Union, Mme Pelosi qui était, suivant la tradition, debout derrière lui à côté du vice-président Mike Pence, a ostensiblement pris le document disposé devant elle et l’a déchiré.

Interrogée par les journalistes au sortir de la plénière, elle s’est justifiée en disant « que c’était la chose la plus courtoise à faire, par rapport aux alternatives ».

La maison blanche a déploré le fait qu’elle ait ainsi symboliquement déchiré un vétéran de la Seconde Guerre mondiale, un bébé qui a survécu après être né prématuré à seulement 21 semaines de grossesse, ou encore la famille de Kayla Mueller, tuée par les djihadistes du groupe État islamique en Syrie – autant d’invités qui étaient dans les travées du Congrès et que Donald Trump avait cités dans son discours.

A de milliers de Kilomètres de là, un Président de la République, en l’occurrence le congolais Félix Tshisekedi est à couteau tiré avec la Présidente de l’Assemblée nationale, Jeanine Mabunda. Même si on les imaginait mal imiter leurs homologues américains, on a assisté à une véritable passe d’arme. En effet, réagissant à la menace du Chef de l’Etat de dissoudre l’Assemblée nationale, Mabunda avait à son tour brandi la menace de le poursuivre pour haute trahison.

Même si la polémique semble avoir été étouffée, l’incident de ce jour entre le Président et la Chambre des Représentants de la plus grande démocratie au monde doit pousser les sympathisants de deux camps à revoir leur manière de considérer les rapports entre les institutions Président de la République et Assemblée nationale.

ALT.

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