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Transco: Un groupe des spécialistes en intox médiatique recadré

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Ils ont longtemps évolué dans l’ombre mais ils ont choisi de se dévoiler en vue de mieux séduire pour nuire les autres. Ils font partie d’un groupe de malfaiteurs véreux et professionnels en intox.

Il s’observe que cette bande ne lâche pas prise sur leur agenda. Contactés par votre média en ligne, les travailleurs de la Société des Transports au Congo(Transco) se montrent sensibilisés et éveillés sur les enjeux et ce, en dépit de la crise sanitaire et ses conséquences, qui a mis à genoux l’économie nationale et mondiale. Il y a lieu de se poser la question de savoir quel est leur vrai agenda.

Les recettes d’exploitation de Transco ont connu une baisse considérable par rapport aux charges opérationnelles. Cette situation est une réalité connue de tous et est dûe au double choc exogène de la crise sanitaire et de la congestion de la circulation routière entraînée par de travaux de grands ouvrages sur les principales artères de la ville de Kinshasa.

Malheureusement, quelques malfaiteurs se sont montrés particulièrement dangereux et égocentriques, en indexant, dans les collones d’un journal paraissant accidentellement et n’ayant pas d’adresse connue, le staff dirigeant d’être responsable de ce qu’ils ont présenté comme « plusieurs mois d’arriérés des salaires ».
Faisant preuve d’une incompréhensible opiniâtreté, un ex agent licencié depuis longtemps a, au cours de l’émission « Kiosque» diffusée le lundi 25 mai 2020, tiré malhonnêtement à boulets rouges sur les gestionnaires de cette entreprise publique.

Le personnel fait bloc derrière le comité de gestion pour l’avenir de Transco

Scandalisés, bien des agents n’ont pas voulu garder leur silence. Ils se sont exprimés en vue de soigner l’image de leur entreprise et de mettre en boite les allégations du genre  » mauvaise gestion», lesquelles relèvent de la problématique imaginaire.

Ils ont tenu à préciser que les arriérés de mars et avril 2020 sont dues aux situations difficilement supportées et liées aux mesures et conséquences de la crise sanitaire d’une part et le ralentissement de la circulation à Kinshasa suite aux travaux de construction de saut-de-moutons et routières d’autre part.

Ils rappellent que depuis le début de la crise sanitaire, Transco applique, de manière stricte, la mesure d’embarquer au maximum 20 passagers à bord du bus standard et 16 pour le minibus.(Lire l’article Retard de paiement des rémunérations du personnel de Transco: Rien de méchant à reprocher à Andrew John Bongi).
Il en est de même du protocole d’hygiène, notamment le lavage des mains avec du savon et application de la solution hydro alcoolique pour son personnel.
Ce régime spécial entraîne d’une part, un budget additionnel pour l’approvisionnement journalier en intrants et équipements sanitaires et d’autre part, un amenuisement abyssal des recettes d’exploitation.

Il faut dire que les recettes qui se situaient autour de 90 millions de Francs congolais ont baissé sensiblement jusqu’à 30 millions de Francs congolais suite aux travaux sus-évoqués. Ces chiffres se situeraient actuellement entre 5 à 7 millions de Francs congolais depuis la déclaration de l’état sanitaire et son lot de mesures de distanciation sociale notamment la limitation du nombre des passagers à 20 pour un bus standard et à 16 pour un minibus.

A ce propos, la Direction Générale a, dans une correspondance adressée au Ministre des Transports et Voies de Communication en avril dernier, indiqué que les recettes d’exploitation ont atteint «un niveau quasi-nul par rapport aux charges opérationnelles, soit une moyenne journalière de CDF 7 millions contre CDF 90 millions de niveau historique et tendanciel d’avant le double choc exogène de la crise sanitaire et de la congestion de la circulation routière» entraînée par de travaux de grands ouvrages sur les principales artères de Kinshasa.

Pour maintenir les services en faveur de la population, elle a sollicité l’appui du gouvernement. Cet appui est fermement attendu.
Il s’agit spécialement de la prise en charge par le Trésor public de la paie des salaires directement au niveau des deux banques de leur domiciliation, la dotation d’un fonds de roulement pour assurer la maintenance du parc des bus ainsi que le paiement des factures des soins médicaux et la dotation d’un budget spécifique pour financer les intrants et équipements sanitaires.

Entre temps, de plus en plus bus de bus ayant tous vieilli s’amortissent chaque jour et sont déclassés. A cela s’ajoutent de coûts de la maintenance de plus en plus exhorbitants.

Qu’à cela ne tienne, en dépit de ces difficultés conjoncturelles et structurelles majeures, le paiement régulier des salaires a été assurée et la dernière fois, celui de la quinzaine du mois de mars. Aux dernières nouvelles, les discussions se poursuivent avec le gouvernement de la République pour décanter la situation.

RD44

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