Home Politique En colère contre  Jeanine Mabunda, de caciques du FCC la surnomme «maman 200 USD»

En colère contre  Jeanine Mabunda, de caciques du FCC la surnomme «maman 200 USD»

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Son élection à la tête du bureau de l’Assemblée nationale a été saluée et applaudie par différentes  couches sociales de la population.

Alors que peu de gens la voyaient occuper ce poste, Jeannine Mabunda a obtenu la confiance de l’ex-Chef de l’Etat et Autorité morale du Front Commun pour le Congo (FCC), Joseph Kabila pour présider à la destinée de la chambre basse du parlement. Mais cela ne fût pas du goût de certains caciques de sa famille politique qui n’ont pas attendu longtemps pour lui tendre de pièges. Une année et demie plus tard, elle est à la croisée de chemin. Va-t-elle s’en sortir ? Analyse.

Après l’échec de Ramazani Shadary, candidat de l’ex-Majorité Présidentielle et dauphin du président sortant à la présidentielle du 30 décembre 2018, le FCC avait besoin d’un souffle nouveau.

Avec une image très écornée, certains de ses cadres incarnaient l’image d’une famille politique affaiblie et en quête d’une nouvelle énergie. Jugés majoritairement moins sincères, ils n’avaient pratiquement rien à dire dans le choix des personnalités qui devraient composer avec le nouveau Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo dans la gestion du pays. Seule la volonté du Rais aura réellement compté dans le choix de Jeanine Mabunda pour occuper le poste juteux de Président de l’Assemblée Nationale comme ce fût le cas pour la désignation surprise d’Emmanuel Ramazani Shadary pour briguer la magistrature suprême.

L’un et l’autre choix ont été difficiles à avaler pour les cadors du FCC, tout comme la défaite de leur candidat, plutôt le candidat de Joseph Kabila. A cela s’ajoute l’incertitude permanente pour eux, renforcée par les discours pro instauration de l’Etat de droit tenus par le nouvel homme fort du pays.
C’est dans ce contexte qu’est arrivée Jeanine Mabunda à la tête de l’Assemblée nationale.

Des citoyens congolais de tous bords, des organisations féminines et des organisations internationales à l’instar de l’Union Africaine ont salué l’avènement d’une femme à la tête de la deuxième institution du pays. Par contre, au niveau du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie(PPRD) en particulier et du FCC, sa famille politique, ce choix était loin de faire l’unanimité. Nonobstant son intelligence et son expertise nationalement attestées, et sa loyauté envers l’autorité morale, elle a été boudée par les uns, ignorée par les autres comme ce fût le cas pour Ramazani Shadary.

La présidentielle de 2023 en ligne de mire

Entre temps, elle doit d’un côté, obéir aux injonctions de Joseph Kabila et de l’autre, faire face aux crocodiles qui infestent les eaux de sa famille politique (s’il faut emprunter les propos tenus par le Premier ministre honoraire Matata Ponyo). Ces dernières sont visiblement déterminées à la voir échouer dans sa mission, ce qui expliquerait leur opiniâtreté à la pousser à commettre des fautes.

C’est dans cette volonté diabolique de certains caciques du FCC qu’il faut attribuer certaines erreurs commises par Mabunda ces derniers mois notamment la destitution de Jean Marc Kabun du poste de 1er Vice-président de l’Assemblée nationale, l’alignement dans le calendrier des activités de la plénière, de l’examen des propositions de loi de réforme de l’appareil judiciaire controversées initiées par Aubin Minaku et Garry Sakata.

Selon des analystes, ces erreurs ont permis à semer la confusion dans les esprits des tenants de la coalition FCC et installer une crise aux conséquences imprévisibles pour l’instant. Commentaire d’un observateur: «il faut avoir de nerfs solides pour gérer cette situation et surtout pour ne pas tomber sur tous ces piges qui lui sont tendues par de caciques du FCC ».

Bien plus, ces derniers viseraient plus loin, la présidentielle de 2023 pour laquelle personne d’entre eux n’aimerait pas voir celle qu’ils ont surnommée « maman 200 USD » avoir la confiance de Joseph Kabila pour être désignée candidate du FCC.

A en croire certaines indiscrétions, de caciques de sa famille politique lui auraient collé ce surnom au motif qu’elle donnerait souvent à ses interlocuteurs la somme des 200 USD. Une situation que supporteraient mal ces vieux faucons de la scène politique congolaise.

Dans cette perspective, ils auraient alors intérêt à lui jeter de peaux de bananes, question de ternir son image. Et visiblement, ils sont sur le point de réussir leur sale coup. A Jeanine Mabunda d’ouvrir grandement ses yeux pour soigner son image en évitant de satisfaire à certaines initiatives de ses collègues qui ont des agendas cachés.

Avec le Journal

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