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Insécurité des journalistes et activistes des droits humains en RDC: CIFDH/D interpelle les magistrats

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Communiqué de presse 

Le Centre International de Formation en Droits Humains et développement, CIFDH/D, section de Kasa-Vubu est monté au créneau pour fustiger le comportement du politique congolais qui selon nous, est resté au service du ventre et pas au service de la nation.

Nous observons depuis le début de l’année 2020, la montée des disputes et autres gué guerres entre les signataires des différents accords, au détriment du souverain primaire. Comme si cela ne suffisait pas, l’autorité publique est restée silencieuse face à la dépréciation du franc congolais. Cependant, les salaires toujours minables sont restés les mêmes. Tout en félicitant le courage du Conseil Supérieur de la Magistrature d’avoir opérer la permutation des Magistrats, CIFDH/D fustige l’insécurité dont continuent à être victimes certains journalistes et défenseurs des droits humains en République Démocratique du Congo.

Nous rappelons à l’occasion que le réalisateur, Directeur de Production de Mercure Télévision, Monsieur Kibushi Wetshi Bienvenu a choisi de s’éclipser alors que Nzuzi Muyemba David, son assistant est toujours porté disparu près de dix mois après.

Le jeune frère de Kubushi Wetshi blessé lors des agressions dont, l’une sur la route et l’autre en la résidence familiale situé au n°4, avenue Ngungu à Limete Kingabwa. Monsieur Kamanda, père biologique de ce dernier a continué à crier sans espoir.

Mongu Nzee Patrick, un autre activiste des droits humains avait également subi une dénonciation calomnieuse et était activement traqué par les agents des services de renseignements, tout simplement parce qu’il parlait au nom de ceux qui n’ont pas des voix. Il a fini par s’éclipser avant que le pire n’arrive. Et celà après le meurtre lâche de son collaborateur Arnold Mugengue.

Sarah Mpwekela Maizza, une jeune avocate engagée dans les investigations sur les graves violations des droits humains sous le régime précédent n’a pas pu supporter les interpellations, les violences corporelles et autres violations des droits fondamentaux.

A ceux-là s’ajoute Mamie Botele Losenge, une politique, candidate aux précédentes échéances électorales, enlevée, humiliée
par un chef militaire dont nous gardons l’anonymat, puis forcée à maintenir sa relation après le forfait.

Un autre cas, est celui du défenseur des droits de l’homme Makungu Kapungu Patrick, qui, pour avoir dénoncé le massacre dans lequel il a aussi perdu ses parents, a été plusieurs fois arrêté et insécurisé par les services de renseignement jusqu’à l’obliger de quitter Bukavu, puis Kinshasa le 11/03/2020.

CIFDH/D encourage la venue d’une justice digne du nom. Par la même occasion, nous encourageons les magistrats à fouiner dans le passé pour mettre hors d’État de nuire toute l’association des malfaiteurs ayant su installer un système ou magistrats, fonctionnaires de l’État et hommes d’églises restent au service des intérêts d’une minime minorité soit disant
« majoritairement représentée dans toutes les institutions » Trop c’est trop, notre peuple mérite mieux que ce qu’il vit aujourd’hui. Il est temps que l’autorité rassure quant à la gestion de la crise
sanitaire et à la stabilité des prix de denrées alimentaires et surtout de la monnaie nationale.

Fait à Kinshasa, le 10 août 2020
Issia Likele Richardson,
Chef d’antenne de droits
humains c/Kasa-Vubu

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