Home Politique Pour l’absolutisme du pouvoir sous Tshisekedi: Des citoyens Kasaïens fichiés indésirables devront-ils s’attendre au pire? (Point de vue de l’Honorable André Tambwe)

Pour l’absolutisme du pouvoir sous Tshisekedi: Des citoyens Kasaïens fichiés indésirables devront-ils s’attendre au pire? (Point de vue de l’Honorable André Tambwe)

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L’ancien Gouverneur du Kasaï Oriental et Député national, Alphone Ngoyi Kasanji n’oubliera jamais  la date du 17 août 2020. Ce jour-là, un lundi, il avait été déguerpi par la police de la maison qu’il occupait dans la commune de la Gombe, maison remise à Gabriel Mokia sur décision judiciaire. Depuis, il crie au règlement des comptes. Son point de vue semble être partagé par le Député national André Tambwe Ka Tambwe. Réagissant visiblement en vertu du principe de la solidarité parlementaire, l’élu de Katako-Kombe dans la province du Sankuru parle d’une opération  de règlements de compte sous forme d’un matraquage judiciaire au travers des manipulations de la Justice. Il croit que des originaires  de l’espace Grand Kasaï  qui soutiennent les autres leaders de la scène politique congolaise deviennent des cibles. Il considère Jean-Marie Kassamba, Directeur général de Télé50 et Ngoyi Kasanji  comme faisant partie des têtes de gondole de ce qu’il décrit comme une «liste noire».

 Voici l’intégralité du point de vue de cet élu du peuple.    

POUR L’ABSOLUTISME DU POUVOIR SOUS TSHISEKEDI, DES CITOYENS KASAIENS  FICHIES INDESIRABLES DEVRONT ILS S’ATTENDRE AU PIRE ?   

Alphonse NGOY KASANJI, en tête de liste dans le plan d’anéantissement des insoumis au fanatisme tribal ambiant,  qui pourra  encore s’en douter ?

Après une année d’insuccès au plan social, la recherche de supports subsistantiels  devenait impérative pour la réfection de la santé politique du nouveau pouvoir.  Du fait de l’impopularité grandissante qui menaçant sa fragile légitimité, le nouveau régime  a d’abord  organisé une vaste et sadique campagne de dénigrement des Institutions parlementaires, Assemblée nationale et le Senat, avant de battre en pâture la cohésion gouvernementale et de sucer l’essentiel de la substance de compétences du Gouvernement. La funeste méthodologie empruntée est à double variante l’intoxication de l’opinion et l’instrumentalisation de la justice.

Si à la solde d’une tendance enclin au tribalisme, l’on a mobilisé tous ce qu’il y a des velléités dans la jeunesse moins cultivée pour faire valoir une furtive majorité populaire, la démonstration de l’ancrage social et de la puissance mobilisatrice des autres forces politiques moins loquaces mais visiblement incontournables sur le terrain ont réduit en une simple randonnée des délinquants toute prétention du monopole de la rue. Cette désillusion sur le terrain de l’enracinement n’a fait qu’accentuer le recours formalisé à la matraque judiciaire comme moyen d’endoctrinement de l’opinion, d’assujettissement des autres forces politiques et de règlement de comptes aux « insoumis » ( C’est le qualificatif qui serait applicable à la conception véhiculée sur les originaires du Grand Kasaï qui, en refusant des attitudes ségrégationnistes, n’acceptent pas de soutenir un parti sans culture démocratique).

Si, les opérations de terreur menées à Kinshasa et Mbuji Mayi, sous couvert des manifestations publiques, ont clairement indiqué le degré d’acharnement visant des originaires du Kasaï qui soutiennent les autres Leaders de la scène politique, notamment, avec  les attaques subies par Jean Marie KASSAMBA et Alphonse NGOY KASANJI, le matraquage  judiciaire l’a surtout accentué. Ce dernier devient même la principale cible des opérations de règlements de comptes au travers des manipulations de la Justice.  Comme le démontre son déguerpissement de la parcelle querellée sur l’avenue Roi Baudoin à l’issu d’une procédure judiciaire clandestine potentiellement arbitraire et cavalière. Sans signification d’une quelconque action judiciaire visant son déguerpissement, l’ancien Gouverneur de la Province d’origine du Chef de l’Etat a été intentionnellement humilié, au mépris de ses droits fondamentaux que sont le droit de la défense et droit de la propriété, en subissant l’exécution d’une décision judiciaire aux allures de surenchère politique violant.

Des sacrés principes du droit judiciaire massacrés : le contradictoire, la publicité de l’action et décision judiciaires, l’irrévocabilité de la chose jugée, l’inviolabilité de la propriété,… Pourtant, ce confort légal du citoyen constitutionnellement protégé à l’article 61 de la Loi fondamentale aurait servi de rempart juridique devant l’arbitraire du Juge sous les dictats des résolutions politiques obscures de faire accroupir un «  frère ennemi »(Qualificatif qui serait légitime lorsqu’on veut nuire à une personne à qui l’on reconnait la familiarité mais contre qui l’on préjuge une certaine adversité).

N’est-il pas patriotique de dénoncer ce plan de sabotage concocté contre l’élu de Mbuji mayi dont le reste des biens de son patrimoine en Province reste encore sous la menace de la convoitise avant qu’un autre digne Fils du Pays ne fasse objet du ciblage à la prochaine liste noire ?

Dénoncer, c’est un devoir patriotique pour tout patriote, faisons le pour limiter la dérive en perspective !

Le seul rappel à remémorer est que : «En politique le plat de vengeance ne se mange pas toujours au froid !» A bas, le crime de lèse-majesté médiéval !

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