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Insécurité en RDC: Le spectre de 2001 refait surface

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Ce n’est un secret pour personne que la République Démocratique du Congo traverse une zone de turbulence au plan sécuritaire. Les foyers de tension et d’insécurité de tout genre que l’on croyait vaincus se sont réactivés depuis l’arrivée au pouvoir du Président Félix Tshisekedi Tshilombo. Conséquence : plusieurs groupes armés se soulèvent et défient de manière quasi permanente l’autorité publique, mettant en péril la souveraineté nationale.

Tous les signaux sur la  situation sécuritaire en RDC sont au rouge. Du nord au sud, de l’Est à l’Ouest, des foyers des tensions se sont multipliés.  Bien qu’encore un, le Congo-Kinshasa semble être divisible  au regard du nombre des groupes armés (une centaine) dont la plupart revendiquent ouvertement la sécession.

Pour comprendre les enjeux sécuritaires actuels, petit récapitulatif sur la situation qu’avait connue la RDC en 2001.  Joseph Kabila Kabange vient d’accéder à la magistrature suprême. Il hérite d’un pays exsangue,  déchiqueté par les guerres asymétriques initiées par les prédateurs de bord. Privilégiant l’approche du dialogue au détriment de celle des armes, il  réussit  à réunifier le pays, en y instaurant la paix, gage du développement intégral. Près de deux décennies se sont écoulées depuis.

L’histoire étant un perpétuel recommencement, les armes retentissent encore et toujours dans certaines provinces du pays. Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Tanganyika, Haut-Katanga…pour ne citer que celles-ci.

Félix Tshisekedi appelé à agir

L’actuel Chef de l’État, Félix Tshisekedi Tshilombo multiplie le voyage, les discours, les réunions du conseils des ministres etc.  Il veut un pays unifié dans lequel tous se reconnaissaient filles et fils du Grand Congo.

Mais deux ans  après sa prise de pouvoir, le constat est amère : le pays compte  plus 100 groupes rebelles qui opèrent et sèment de la terreur dans la vie des paisibles citoyens. «Quoi de plus effrayant que de voir que dans un pays se voulant aussi souverain que démocratique que veut l’être la RDC, des actes de soulèvement s’enregistrent au quotidien ? Cela va même loin jusqu’à voir les drapeaux des belligérants et milices plantés dans certains territoires du pays, alors que l’État congolais est sensé avoir le contrôle sur l’ensemble du territoire national. Le cas de la milice Milice Bakata Katanga qui a encore une fois de plus bouleversé la quiétude de la population de Lubumbashi et paralysé cette ville dans la nuit du 25 au 26 septembre du mois en cours prouve à suffisance que l’État semble déjà un concept vide de sens en RDC », se désole Baudoin Lokena.

Selon cet analyste politique, avec ses plus de  450 ethnies, la RDC d’un leadership fort. «Cette gigantesque nation a besoin, pour sa stabilité et son unification, d’un learship sain et exempt de tout esprit et tendance tribaliste. La République démocratique du Congo ne sera jamais en paix si cette gangrène est maintenue et chérie», soutient-t-il.

Dans la pratique, tout porte à croire que la réalité est autre. En effet, le  tribalisme s’est accru au point que dans certains milieux politiques, il est devenu  difficile d’entendre une autre langue que celle des responsables des lieux.   «Certains groupes se sentent  indexés  et frustrés, alors que d’autres ont tendance à marcher sur les autres. Et la résultante est bien claire : les foyers des tensions et l’insécurité de tout genre en RDC», poursuit Baudoin Lokena.

Comme lui, des nombreux observateurs estiment que le Président de la République doit agir pour sauver le pays des menaces des groupes armés.

ALT/LJ

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