Home Politique En réaction au discours de Félix Tshisekedi : Le FCC contrattaque et menace de demander à Kabila de dévoiler sa « vérité »

En réaction au discours de Félix Tshisekedi : Le FCC contrattaque et menace de demander à Kabila de dévoiler sa « vérité »

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Le Front Commun pour le Congo (FCC) a réagi, ce lundi 7 décembre 2020, à l’adresse du Chef de l’Etat Félix Tshisekedi. Dans une longue déclaration faite à Kinshasa, la conférence des Présidents des Partis et Regroupements politiques membre de cette plateforme dénonce ce qu’elle considère comme une violation de la constitution par le Président de la République.

Prenant acte de la décision de ce dernier de mettre fin à la coalition, le FCC demande à son Autorité morale, l’ancien Chef de l’Etat Joseph Kabila, de « donner sa part de vérité afin d’éclairer l’opinion sur la situation politique du pays ».

Au lendemain du discours historique du Président de la République, ayant notamment annoncé sa décision de mettre fin à la coalition FCC-CACH, ses alliés, mieux ses potentiels anciens alliés de demain ont réagi. Non contents de s’être vu porter la charge de l’échec de l’action gouvernementale, les membres du camp politique de Joseph Kabila ont tenté d’expliquer que la majorité parlementaire continue à soutenir le Gouvernement. A titre d’exemple, ils ont évoqué entre autres, le vote du budget de l’exercice 2021.

Face à la menace du Chef de l’Etat de dissoudre l’Assemblée nationale, le FCC déclare qu’il n’y a aucune crise entre le Gouvernement de la République et l’Assemblée nationale. Et pourtant, Félix Tshisekedi a clairement prouvé dans son discours, qu’il y a bel et bien une crise, manifestée selon lui, par le refus du parlement de soutenir la cérémonie de prestation de serment des juges de la Cour Constitutionnelle. « Qu’à cela ne tienne, si le Président de la République estime qu’il y a matière à contestation de légitimité des Députés Nationaux, le FCC rappelle que ces derniers et le Président de la République sont issus des scrutins combinés, et que cette problématique induirait logiquement l’organisation des élections générales anticipées (présidentielle, législatives nationales et provinciales », proteste le FCC, tout en condamnant ce qu’il présente comme « l’usage abusif flagrant des moyens de l’Etat par CACH  en vue de faciliter la confiscation des libertés publiques et l’exécution d’un Coup d’Etat constitutionnelle ».

Cinq principales annonces

Coincé, le Front Commun pour le Congo dit prendre acte de la décision du Président de la République de mettre fin à la coalition et appelle CACH à tirer toutes les conséquences qui en découlent. « Le FCC ne se sentant nullement concerné par les annonces inconstitutionnelles du Chef de l’Etat, les rejette en bloc. Il assure son ferme soutien au Premier ministre et son Gouvernement, ainsi qu’aux Bureaux de l’Assemblée nationale et du Sénat », déclare le communiqué signé par les chefs des partis et regroupements membres.

Prenant à témoin l’opinion nationale et internationale, le camp politique de Joseph Kabila accuse le Chef de l’Etat et sa famille politique de tenter de créer une crise artificielle. « Le FCC informe le public qu’il va demander à son Autorité morale, le Président de la République honoraire, Son Excellence Joseph Kabila Kabange, de donner sa part de vérité afin d’éclairer l’opinion sur la situation politique du pays ainsi créée par le Président de la République », menace-t-on. Mais, de quelle vérité s’agit-il ? Mystère.

Et comme si cela n’a pas été suffisant,   « le FCC appelle la population à rester mobilisée contre la tentative en cours de hold-up de sa volonté souverainement exprimée dans les urnes en confiant la majorité parlementaire au FCC ».

ALT.    

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