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Alerte: Après le phénomène faux fous, des Wewa suspects apparaissent dans les rues de Kinshasa

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Alors que le Commissariat provincial de la police cherche à faire toute la lumière sur l’origine et la nature de la maladie dont souffrent plus de 200 fous appréhendés ces derniers jours, un autre phénomène commence à inquiéter les habitants les plus vigilants de la ville de Kinshasa. Un nouveau genre de conducteurs de taxi motos communément appelés Wewa vient d’apparaître dans les arrêts de la capitale congolaise. Le phénomène est encore récent mais il représente tout de même une sérieuse menace sur la sécurité. Explications.

Les Kinois auront tout vu au cours de l’année 2020. Alors que les questions qu’ils se posent au sujet d’êtres humains qui apparaissent comme n’ayant plus le contrôle de leurs facultés mentales n’ont pas encore de réponses, ils commencent à se poser de nombreuses questions sur une autre catégorie d’être humains qu’ils rencontrent depuis quelques jours.

Il s’agit de Wewa qui ont quelque chose de suspect et d’inquiétant. En effet, certains Kinois manquent des mots face à une nouvelle espèce de Wewa qui se trouvent dans les arrêts de bus avec des motos neuves, mais qui refusent de prendre des clients. Ne parlant à personne, et visiblement ayant la tête ailleurs, ces taxi mans hors normes sont visibles dans certains points chauds de la capitale entre autres, Rond Point UPN, Rond Point Victoire, Rond Point Ngaba, Banunu, Entrée Kimbuta, Pascal et Kingasani Ya Suka.
Leur point commun, d’après de témoignages recueillis, est qu’ils ne maîtrisent pas les destinations et parfois, ont du mal à parler correctement le Lingala.

Indifférents à l’égard de leurs collègues

Selon certains vrais Wewa contactés, leurs nouveaux collègues disparaitraient à certains moment de la journée avant de réapparaître à partir de 17 heures avec la même attitude.
« Ils se montrent indifférents et ne connaissent pas les destinations que leur indiquent les clients. Quand on essaie de les approcher, ils répondent par de bouts de phrases, le plus souvent en un lingala approximatif », témoigne un Wewa rencontré à ISAM dans le quartier chaud de Kingabwa.

Un autre Wewa trouvé cette fois-ci au Rond Point des Huileries se dit de son côté inquiet du fait que d’après ses dires, il rencontre de plus en plus de Wewa qu’il ne connaît pas et qui ne s’intéressent pas du tout aux discussions de leurs collègues.

Comme il convient de le rappeler, certains fous suspects interpellés ces derniers jours portaient de sacs contenant des objets de valeur, notamment des téléphones portables, des talkies-walkies et des billets de dollars.

Non, vous ne rêvez pas et on ne vous raconte pas les scènes d’un film, ce sont des histoires vraies. Le Commissariat provincial de la police a même lancé ce que la presse Kinoise qualifie de « traque de détraqués mentaux ».

Nos chers policiers on fait des découvertes à faire parler même de sourds muets. Certains fous qui déambulaient dans nos rues vêtus de guenilles portaient dans leurs sacs de revolvers en bon état de marche avec chargeurs garnis de cartouches calibre 9 millimètres.

A titre illustratif, un membre de cette catégorie spéciale de fous armés a été appréhendé au quartier Mikondo dans la commune de Kimbanseke, à moins de cinq kilomètres de l’aéroport international de N’djili.

Un autre a été neutralisé par des jeunes courageux à Yolo Mabanga. Son sac contenait, d’après des témoins oculaires, deux armes défensives et huit billets de 100 dollars américains ayant court légal.

Ces éléments pris en compte, l’opinion est en droit de se demander si les nouveaux Wewa qui commencent à inonder les arrêts de bus ne se serviraient pas de moto comme couverture. La vigilance doit être alors de mise.

Astrid K et J.L

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