Home Politique Le CASC et la NSCC plaident pour la nomination de Modeste Bahati au poste de formateur du gouvernement

Le CASC et la NSCC plaident pour la nomination de Modeste Bahati au poste de formateur du gouvernement

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Le Collectif d’actions de la société civile ( CASC) et la Nouvelle Société civile Congolaise (NSCC) demandent au Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, de nommer le professeur Modeste Bahati Lukwebo au poste de formateur du gouvernement.

Ces deux organisations de la société implorent le Président de la République de faire ce choix pour gagner du temps en vue de soulager tant soit peu la misère des populations congolaises, qui attendent la mise sur pied d’un gouvernement responsable.

En 2019, il a fallu sept mois à la coalition FCC-CACH pour former le gouvernement Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Le CASC et la NSCC estiment qu’il est nécessaire et indispensable que l’informateur soit nommé formateur afin de faire avancer les choses et d’éviter de interminables tractations politiques.

Ils constatent que les discussions politiques actuelles au sein de la classe politique congolaise n’ont pas pour de détecter la majorité mais le positionnement politique des uns et des autres. Selon Jonas Tshombela, Coordonnateur de la NSCC, il est temps que la société civile lève la voix pour recadrer les choses en attirant l’attention du Chef de l’État pour qu’il s’assume avant la fin de ce mois en nommant le formateur.

CASC et NSCC ont proposé leur recette qui consiste à changer la mission du professeur Modeste Bahati Lukwebo de l’informateur à celle du formateur du gouvernement.

« Nous ne sommes pas là pour vanter les qualités de Modeste Bahati Lukwebo mais nous pensons qu’il est mieux placé pour être nommé formateur pour faire accélérer les choses et gagner du temps« , a indiqué Joseph Nkinzo, coordonnateur national de CASC.

Affirmant militer pour le changement, CASC et NSCC prient les acteurs politiques à œuvrer pour l’intérêt général de la population .

Ils appellent également les députés nationaux à faciliter la tâche à l’informateur afin de permettre à Modeste Bahati Lukwebo d’accomplir sa mission lui confiée par le Chef de l’État.

Bref aperçu historique du combat du CASC pour le retour à l’ordre constitutionnel

Crée au moment très difficile de l’histoire politique de la RDC sous le régime de Joseph Kabila , le CASC a été au premier plan des marches pacifiques de 2016, 2017 et 2018 pour exiger le retour à l’ordre constitutionnel par l’organisation des élections transparentes et démocratiques en RDC. Cela, après l’échec ayant caractérisé la mise en oeuvre de l’accord de 31 décembre 2016 obtenu grâce aux bons offices des évêques catholiques membres de la conférence épiscopale Nationale du Congo (Cenco).

Après les élections de décembre 2018 qui ont consacré l’avènement au pouvoir de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à la tête du pays, le Collectif d’actions de la société civile a été parmi les premières organisations de la société civile congolaise a s’opposer à la coalition Fcc-Cach.

Il était la première structure de la société civile à réclamer le dialogue national à l’instar de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) pour engager la communauté nationale dans son ensemble a la recherche d’un nouveau consensus nécessaire pour la survie autour des options susceptibles de favoriser la concorde nationale.

Le CASC est composé des organisations traditionnelles de la société civile et mouvements citoyens tels que Michee, Feso, Forum Citoyen, Umuntu, Lucha, Il est temps, Compte à rebours, Ekoki, Cocorico -RDC, Collectif 2016 et bien d’autres.
GK

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