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Nord-Kivu : Le bras de fer se poursuit entre la société civile le chef de la PNC de Lubero

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La société civile, forces vives de la commune de Kanyabayonga, située à l’entrée Sud du territoire de Lubero, est de nouveau en colère contre le commandant local du commissariat de la police Nationale Congolaise (PNC). Elle veut obtenir son remplacement.

Dans une lettre adressée le 7 février dernier au commandant district de la police basé à Lubero Centre, chef lieu de ce territoire, la société civile reproche à l’Officier de la police l’ivresse publique, les tortures, les arrestations arbitraires, les menaces, l’abandon de poste ainsi que la cupidité.

La missive mentionne que des personnes détenues au cachot de la PNC locale subissent des traitements dégradants médités par le responsable de la police. Elle cite notamment le cas d’un certain Gustave Birihi, qui avait été menotté, puis pendu sur un bois de construction pendant que les éléments de la police lui administraient des coups de fouet à l’aide d’un fer à béton.
Muhindo Sengemoja Daniel, président des forces vives de Kanyabayonga rapporte aussi que le Commandant Mupuli Palayi Jean-Pierre constitue une entrave aux actions des défenseurs des droits humains actifs dans cette partie de Lubero.
La société civile estime que les autorités judiciaires devraient s’en saisir pour que les auteurs répondent des faits de violation des droits de l’homme à leur charge.

Le Commandant de la PNC, Commissariat de Kanyabayonga rejette toutes ces accusations contre sa personne. Mupuli Palayi Jean-Pierre dit regretter que la société civile alimente une forme de crise au sein de cette commune entre les dirigeants.
« A ma qualité de Commandant, tous ce qu’il me reproche là, je les rejette. D’abord, je ne prends pas du vin. La police n’a rien fait du mal. Et puis, la société civile n’est pas le procureur qui puisse contrôler la police », a-t-il réagi au téléphone d’Alternance.CD.

Les autorités locales se montrent sensibles

Pendant que la situation demeure confuse entre la police et la société civile, le bourgmestre local espère lui, concilier à nouveau les deux parties.
Dans une interview accordée à Alternance.CD ce mardi 16 février, Chrysostome Kasereka Fatiri, bourgmestre de Kanyabayonga, reconnaît avoir été déjà saisi du climat de méfiance qui règne entre la société civile et la police locale.

Il propose sa médiation pour décanter cette situation, avant toute action de grande envergure. « Personnellement j’ai reçu la lettre. Je venais de la parcourir. Et là, je n’ai pas assez d’éléments. Je compte appeler les deux parties afin qu’on puisse avoir des précisions là dessus. Toutefois, les griefs énumérés, il faut les vérifier », a-t-il dit.

Didy Vitava

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