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Sankuru : Joseph Mukumadi et Benoît Olamba refusent de sortir de la poubelle!

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Ceux qui ont applaudi le compromis politique sur la crise institutionnelle au Sankuru par le Haut Représentant du Président de la République, Kitenge Yezu doivent regretter leurs énergies inutilement gaspillés. Pour cause, trente jours plus tard, les deux principaux protagonistes, le Gouverneur Joseph Stéphane Mukumadi et le Président de l’Assemblée provinciale, Benoît Olamba n’ont pas désarmé.

Dernier épisode en date, l’investiture du gouvernement provincial annoncée par l’Assemblée provinciale alors que ledit gouvernement n’est pas encore publié.

Le Gouverneur et les Députés provinciaux provinciaux du Sankuru avaient convenu de mettre fin à la crise qui les oppose depuis 2019. Réunis le dimanche 28 mars 2021 au village Miketa, à Binza-Pigon dans la Commune de Ngaliema à Kinshasa, sous la direction du Haut Représentant du Président de la République, Kitenge Yezu, ils avaient signé un accord de cessez-le-feu en présence des notabilités du Sankuru.

Ils avaient trente jours pour appliquer, chacun en ce qui le concerne, les résolutions prises en vue de mettre fin à la crise qui les opposait depuis près de deux ans.

En effet, alors qu’ils
ont reconnu l’importance de prendre en compte les réalités politiques et sociologiques locales, les aspects juridiques de la crise et l’impératif d’une solution durable qui, non seulement marie la légalité républicaine et la légitimité démocratique mais aussi, est favorable au leadership du Président de la République, sur fond d’une réconciliation sincère, force est de constater qu’ils ont systématiquement violé ce compromis de A à Z.

Signe Joseph Stéphane Mukumadi et Benoît Olamba se moquent des efforts consentis par le Haut Représentant du Chef de l’État et tous les notables du Sankuru pour les réconcilier, les deux parties font comme si de rien n’était.

Ainsi, alors qu’il s’est engagé notamment à retirer les actes de nomination, révocation, suspension et mutation des agents de l’État ainsi que des autorités territoriales posés en violation des conditions de fond et de forme prescrites par la loi, le règlement d’administration et les instructions administratives des autorités centrales compétentes, le Gouverneur n’a rien fait dans ce sens.

Plus grave,le délai de 30 jours qui lui a été accordé pour publier un autre gouvernement représentatif des équilibres géopolitiques du Sankuru a expiré depuis deux jours sans qu’il publie le gouvernement.

Au contraire, on assiste depuis quelques à des démissions en cascade de ses conseillers. Ces derniers lui reprochent, tous ou presque, la me gestion et le népotisme à outrance.

Ayant visiblement la tête ailleurs, le chef de l’exécutif provincial du Sankuru refuse de poser ses pieds à Lusambo, chef lieu de province et préfère prendre du bon temps dans les boîtes de nuit de la Gombe à Kinshasa.

Les quatre autres engagements pris par le Gouverneur du Sankuru qui n’ont pas connu un début de réalisation sont: payer aux députés provinciaux les frais locaux légaux dus depuis le début de la législature; libérer régulièrement et sans retenues les fonds versés par le Gouvernement central aux Entités Territoriales Décentralisées ; respecter les prérogatives constitutionnelles et légales de l’Assemblée provinciale et enfin, ne rien entreprendre ou susciter qui puisse déstabiliser le bureau de l’Assemblée provinciale.

Au sujet de la dernière assertion, de sources locales accusent Mukumadi de manipuler le dépité provincial Justin Omokala, jeune frère biologique de l’ancien porte-parole du gouvernement, Lambert Mende pour faire la guerre contre le Président de l’Assemblée provinciale.

Ce dernier a d’ailleurs été administrativement neutralisé par la Cour d’appel de Lusambo, qui l’a interdit de présider les plénières au motif que son bureau est visé par une motion .

Olamba aussi coupable que Mukumadi

Le négociateur avait réussi à obtenir des députés provinciaux du Sankuru les engagements suivants:
Considérer comme nulle la résolution de mise en accusation du gouverneur et le reconnaître comme tel; investir le gouvernement provincial aussitôt qu’il sera présenté par le Gouverneur ; respecter les compétences du gouvernement provincial et exercer le contrôle parlementaire dans le strict respect de la Constitution et de la loi n°08/012 du 31 juillet 2008 portant principes fondamentaux relatifs à la libre administration des provinces; s’abstenir, sans préjudice du contrôle parlementaire, de toutes les initiatives de déstabilisation du gouverneur de province et des membres de son gouvernement et enfin, s’abstenir de toutes interférences dans la gestion gouvernementale notamment par substitution d’action, trafic d’influence, chantage et menaces à l’endroit des membres du gouvernement, prélèvement ou ponctions sur les recettes de la province auprès des régies financières, menaces et injonctions aux administrations et agents publics ainsi qu’aux autorités territoriales.
Au stade actuel, dire que les députés provinciaux du Sankuru ont appliqué ces résolution est un mensonge grossier. Au contraire, ils sont divisés plus que jamais et se font la guerre personnellement sur les réseaux et dans les médias ou par personnes interposées.

Pourtant, en qui concerne les engagements communs, le Gouverneur et les députés provinciaux ont consenti notamment, à maintenir le Bureau actuel de l’Assemblée provinciale ; à retirer les pétitions et motions réciproques initiées les uns contre les autres et à s’abstenir de tout ce qui peut replonger les institutions provinciales dans la crise.

Malheureusement Mukumadi et Olamba et leurs acolytes se comportent en électrons libres et n’envoient aucun message dans le sens du respect des engagements pris en présences des notables Sankurois.

Jusqu’à quand ces deux personnalités vont-elles continuer à maintenir toute une province dans la misère aggravée par leur insouciance? En tout cas, vivement une tabula rasa pour que eux et d’autres médiocres de grand chemin qui pullulent au Sankuru dégagent.

Junior Lomanga

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