Home Politique Le 17 mai : Pourquoi pas une autre date pour célébrer les FARDC?

Le 17 mai : Pourquoi pas une autre date pour célébrer les FARDC?

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Autrefois dédiée aux Forces Démocratiques de Libération du Congo (AFDL), la journée du 17 mai est dite celle de « la révolution et des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) » depuis 2018.

Cette année, elle tombe dans un contexte où l’armée mène des vastes opérations dans le cadre de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri contre des groupes armés étrangers et même des rebelles nationaux. De quoi susciter un vif débat sur le bien-fondé d’une journée qui rappelle les souvenirs de la prise du pouvoir par une rébellion.

Le 17 mai marque ce qu’on a désigné depuis des années comme la « libération » de l’ex-Zaïre de la dictature de Mobutu. Nous sommes en 1997.

L’AFDL, un mouvement rebelle soutenu par de pays étrangers dont le Rwanda et trainant dans ses rangs des enfants soldats appelés « Kadogo » a, après plusieurs mois d’offensive dans les provinces de l’Est, fait son entrée dans Kinshasa la capitale. Ils ont ainsi mis fin aux 32 ans de pouvoir sans partage du moribond Maréchal Mobutu affaibli par la maladie.

Cette date a été retenue depuis pour commémorer la « libération » du Congo par Laurent Désiré Kabila et ses rebelles dont des étrangers.
Et, malgré cette libération, la partie Est de la RDC est toujours sous les bottes des forces rebelles et étrangères, qui ont ôté la vie à des millions de congolais.

Pour certains congolais, au-delà de la libération du pays, l’AFDL a en quelque sorte ouvert les portes de la République Démocratique du Congo à des forces étrangères qui y ont établi leurs bases arrières et de cellules dormantes.

Ceci pris en compte, continuer à célébrer la date du 17 mai, même si elle a été dédiée aux FARDC depuis 2018 reviendrait à remuer le couteau sur la plaie.

Bien plus, au moment où les hommes en uniforme combattent contre des groupes armés dont l’origine de certains serait liée à l’AFDL, il y a lieu de réfléchir sérieusement sur ce que cette date apporte réellement aux forces armées.

D’où pour une certaine opinion, il serait judicieux par exemple de choisir une autre date pour célébrer les FARDC. C’est le cas d’un Professeur de Sociologie à l’UNIKIN, qui estime qu’en dépit de tout ce qu’on peut dire sur la libération de l’ex-Zaïre par l’AFDL, « ça restera une prise de pouvoir de force, bref, un coup d’État qui n’est pas conforme à l’État de droit prôné par l’actuel Chef de l’État Félix Tshisekedi ».

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