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Du contrôle à la « cogestion» des entreprises publiques : Sama Lukonde invité à calmer l’IGF

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Qui gère réellement les entreprises du Portefeuille de l’État congolais actuellement? Un groupe de Présidents des Conseils d’Administration des entreprises publiques s’est plaint auprès du Premier ministre Sama Lukonde de ce qu’il présente comme la « cogestion » des entreprises publiques du Portefeuille et établissements publics avec l’IGF.

Le travail de l’Inspection Générale des Finances dans la lutte contre les détournements est salutaire. Population et observateurs apprécient à juste valeur les prouesses de l’inspecteur général des finances, chef de service, Jules Alingete et ses hommes.

Comme tout travail humain, des imperfections et dérapages sont aussi déplorés dans l’exercice de leur travail.

La dernière dénonciation en date vient d’un groupe de PCA d’entreprises publiques du Portefeuille et services publics, qui protestent et exigent réparation pour les dégâts subis.
Il s’agit des Présidents des Conseils d’Administration de la Sonas, Jean Robert Kumabwenyi, José Makila de la SCTP, Kabwe Mwehu du FPI, Jemsi Mulengwa de l’OGEFREM, Charles Kalangila du FONER, François Kidima de l’INPP et Yoko Yakembe de la Regideso.

Ces mandataires publics ont dans un mémorandum adressé au Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde, fustigé ce qu’ils présentent comme le blocage du fonctionnement normal des entreprises publiques par l’IGF.

« En effet, depuis bientôt cinq mois, par son initiative unilatérale, l’IGF s’est permis de bloquer le fonctionnement de bon nombre d’entreprises publiques et établissements publics par une présence prolongée dont les missions deviennent handicapantes par rapport à l’accomplissement des missions assignées aux Conseils d’Administration des entreprises publiques et établissements publics concernés. Et, pire encore, l’IGF a instruit ses inspecteurs de ne plus payer les droits et avantages reconnus aux mandataires publics activité et non actifs », lit-on dans leur missive.

Contrôler et non cogérer

Ces mandataires publics nommés sur Ordonnance présidentielle font remarquer qu’ « il s’est installé de fait une cogestion des entreprises du Portefeuille et des établissements publics contrôlés par l’IGF et les différentes Directions générales ».

Ils considèrent qu’en agissant ainsi et l’IGF s’est écartée de sa mission et viole l’article 2 de l’Ordonnnance n°87/323 du 15 septembre 1987 portant sa création. Cet article stipule que « l’Inspection Générale des Finances ne peut s’ingérer dans la Direction ou la gestion des services contrôlés ».

Ces PCA non contents du comportement des inspecteurs mandatés dans leurs entreprises martèlent qu’« à l’heure actuelle toutes les dépenses sont visées par l’inspecteur principal en mission ».
Ce qui démontre d’après eux, « clairement la cogestion des entreprises publiques du Portefeuille et établissements publics ».

Du coup, ils accusent l’IGF de « créer un dysfonctionnement » au sein de ces établissements publics.

Pour changer la donne, Jean Robert Kumabwenyi, José Makila, Kabwe Mwehu, Jemsi Mulengwa, Charles Kalangila, François Kidima et Yoko Yakembe invite Jules Alingete et ses hommes à « contrôler les actes de gestion et en faire rapport à qui de droit ».

JPK

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