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Tolérance zéro contre les violences: Amato Bayubasire sensibilise le Conseil Supérieur de la Magistrature

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Lors de son passage à Bunia dans la province de l’Ituri, le Chef de l’État a annoncé la campagne « tolérance zéro immédiate » pour l’élimination de toutes les formes des violences à l’égard des femmes et des jeunes filles ainsi que la lutte contre l’impunité des auteurs de ces crimes. Il a expliqué que cette campagne sera suivie de la mise en œuvre du plan d’actions de l’addendum au communiqué conjoint signé en 2019 entre les Nations Unies et la RDC dont la feuille de route a été adoptée en 2020.

Cette campagne qui s’étale sur deux ans est pilotée par le ministère d’État à la Justice et celui du Genre.

La cérémonie du lancement est intervenue en présence du Premier Ministre le week-end dernier à Kinshasa. Représentant la Ministre d’Etat à la Justice empêchée, le
vice-ministre Amato Bayubasire Mirindi, a exprimé l’engagement de son ministère à sensibiliser le Conseil Supérieur de la Magistrature pour que les cas de violences sexuelles basées sur le genre soient traités par les Cours et Tribunaux, avec toute la célérité exigée par la loi.

Il a expliqué que le ministère de la justice va assurer que tous les auteurs des violences contre les femmes soient punis. Car, a-t-il relevé, «la lutte contre l’impunité est l’un des piliers clés de l’Etat de droit placés au centre  des priorités du Président de la République et du programme du gouvernement ».

Le vice-ministre Amato Bayubasire a poursuivi que malgré les progrès louables accomplis sur le plan législatif et les efforts conjoints menés par l’État congolais avec l’aide de ses partenaires dans le cadre de l’accompagnement des survivantes, la situation générale des VSBG sur l’ensemble du territoire national, de même celle des survivantes de ces crimes reste critique.  Il a reconnu que le nombre de cas portés devant la justice reste loin inférieur à celui rapporté et sur ce petit nombre, les décisions judiciaires connaissent rarement
une exécution en ce qui concerne les réparations judiciaires. 

Enfin, le vice-ministre de la Justice a fait savoir que les violences sexuelles basées sur le genre comportent d’énormes coûts
sociaux et économique en sapant la dignité et la contribution des femmes et des filles au développement, à la paix et à la sécurité.
J.N.

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