Home Politique Mesures conservatoires contre les mandataires publics présumés mafieux : Les ministres reçoivent le feu vert de Sama Lukonde

Mesures conservatoires contre les mandataires publics présumés mafieux : Les ministres reçoivent le feu vert de Sama Lukonde

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Les résolutions du 8eme conseil des Ministres, notamment celle qui concerne les conclusions du rapport de l’Inspection Générale des Finances(IGF) dans les entreprises et établissements publics de l’État ne souffriront pas d’application.

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait demandé aux ministres sectoriels concernés de prendre les mesures conservatoires nécessaires de nature à mettre hors d’état de nuire les auteurs de la mauvaise gestion. Conformément à cette demande, le Premier ministre, Jean-Michel Sama Lukonde a donné des directives aux membres du gouvernement pour la mise en oeuvre des mesures conservatoires y afférentes.

Dans une correspondance datée du 24 juin dernier, le chef du gouvernement a donné aux Vice-premiers ministres, ministres d’État, ministres et vices-ministres, des instructions claires concernant la mise en œuvre des mesures conservatoires décidées par le conseil des Ministres du 18 juin 2021.
« La présente fait suite à la décision du Conseil des Ministres prise lors de sa huitième réunion du 18 juin 2021, présidée par Son Excellence le Président de la République, Chef de l’État, consécutivement aux conclusions lui transmises par l’Inspection Générale des Finances, en rapport avec les différents audits de gestion diligentés auprès des entreprises, établissements et services publics », leur a-t-il écrit.

Il leur a rappelé qu’au cours de ladite réunion, il a été demandé aux ministres de prendre des mesures conservatoires nécessaires, dans leurs secteurs respectifs, en vue d’arrêter la mauvaise gestion de ces entreprises, établissements et services publics, sur base du rapport de l’IGF.

« Pour y donner suite et en attendant toute autre disposition, je vous demande de procéder conformément aux lois et règlements en vigueur, en me soumettant vos observations et propositions, lesquelles seront évaluées en Conseil des Ministres, après leur examen en Commission interministérielle », a précisé le Premier ministre.

En tenant compte du caractère urgent de la situation et de la correspondance du chef du gouvernement, on peut donc déduire que les jours des mandataires publics cités dans les rapports de l’IGF pour mauvaise gestion à la tête de leurs entreprises sont comptés.

Selon l’enquête de l’IGF, plusieurs griefs sont retenus contre les mandataires des entreprises publiques concernées. Il s’agit entre autres de la perception par les gestionnaires d’avantages exorbitants au mépris des dispositions légales et réglementaires ; l’allocation à certaines catégories du personnel d’avantages de toute nature au détriment d’autres catégories d’employés non-bénéficiaires ; le non-respect des normes sectorielles de gestion en matière d’affectation des moyens mobilisés ; la mauvaise gouvernance caractérisée par l’importance des dépenses restées sans pièces justificatives ; la multiplication des marchés publics de gré à gré, mode de passation qui s’est imposé comme règle alors qu’il consiste en une exception.

LJL

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