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RDC: Des chambardements attendus dans l’armée, la police, la magistrature et les entreprises publiques

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Après avoir fait basculer avec ingéniosité la majorité parlementaire en sa faveur et réglé les dossiers de la Cour Constitutionnelle, le Chef de l’État Félix Tshisekedi est attendu au tournant dans d’autres secteurs, notamment l’armée et la police, la magistrature, les entreprises publiques ainsi que dans la territoriale. Les récentes suspensions de certains mandataires publics et la maffia dans l’armée mise à nue par l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri lui donnent suffisamment d’arguments et de marges de manœuvre pour placer les hommes de son choix à tous les niveaux.

Félix Tshisekedi est appelé à se pencher rapidement sur ces questions et bien d’autres.

Le volet politique de la première moitié du quinquennat de Félix Tshisekedi s’est soldé par une série de victoires qui lui ont permis de faire basculer l’ancienne majorité parlementaire à sa propre majorité et régler le dossier du renouvellement de la Cour Constitutionnelle.

Au plan sécuritaire, l’état de siège en vigueur au Nord-Kivu et en Ituri a permis, à défaut de mettre fin aux tueries, de réduire sensiblement l’insécurité et surtout de révéler au grand jour les détournements qui gangrènent l’armée et la police nationale.

Seule tâche noire au plan politique, le processus de désignation des nouveaux animateurs de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) patoge, toutes les parties prenantes à l’exception d’une partie de l’Union sacrée refusant d’envoyer les noms de leurs délégués.

Qu’à cela ne tienne, Fatshi et le gouvernement Sama Lukonde ont frappé fort au volet social, notamment en réduisant les prix des billets d’avion pour les vols domestiques et surtout les prix des produits de première nécessité surgelés. A cela s’ajoutent les stratégies actuellement en cours pour améliorer la desserte en eau potable et en électricité dans les grandes agglomérations du pays.

Vers de nouvelles mises en place dans l’armée

Félix Tshisekedi avec le Haut-Commandement militaire et de la Police ph.dr t

En déplacement en juin dernier dans le Nord-Est du pays, le président Félix Tshisekedi avait dénoncé des pratiques mafieuses et de « magouille » au sein des forces armées et des institutions de la RDC.
« Il y a beaucoup de magouilles qui minent nos forces de sécurité. Il y a la mafia, cette loi de l’omerta, cette loi du silence, c’est à ça qu’il faut s’attaquer », avait-il déclaré à Bunia, chef-lieu de l’Ituri, lors d’un échange avec les représentants de la population de la province.

Il avait renchérit qu’ « il s’est développé la mafia dans l’armée, dans nos institutions, on l’a vu récemment au Sénat (…) Il faut détricoter cela, patiemment ».

Suite à ce constat amer du Chef de l’État, certains officiers ont été poursuivis par la justice pour détournement de l’argent destiné aux militaires.

Aussi, suite au constat de faiblesses de la magistrature congolaise, renforcé par le travail de titan réalisé par l’Inspection Générale des Finances (IGF), il est devenu évident que de nouvelles mises en place dans la magistrature s’imposent.

C’est dire que le Président de la République devra procéder à des nominations dans l’armée et la police (remplacer les officiers véreux), dans la magistrature et dans les entreprises publiques.

Lire aussi Mise en place dans la territoriale : Le FCC redoute(tardivement) sa marginalisation

Au sujet justement des entreprises publiques, des langues se délient pour demander au Président de la République de ne pas faire durer le régime des intérimaires. « Il est dangereux de laisser pendant une période relativement longue la gestion des entreprises publiques ou mixtes entre les mains des gestionnaires intérimaires. Je suis passé par là et croyez-moi, quand un gestionnaire n’est pas sûr de rester à son poste, il y a de fortes chances qu’il pille le patrimoine et l’argent de l’entreprise », a confié à alternance.cd un ancien Directeur général ai d’une grande entreprise publique congolaise.

Il estime que pour que sa vision de l’amélioration des conditions sociales du peuple se concrétise et soit pérennisée, le Chef de l’Etat devra nommer dans l’armée, la magistrature et les entreprises publiques, des hommes et de femmes sérieux, compétents et à la moralité irréprochable.

« Nous osons croire que ça pourra être la première fois que l’on pourra assister à une parité réelle qui fera par exemple qu’on ait deux femmes à différents niveaux de la magistrature, dans chaque Cour et dans différents parquets », espère la responsable d’une ong de défense des droits des femmes.

Concrètement, elle suggère au Chef de l’Etat de nommer au moins deux femmes dans chaque Cour (Cour Constitutionnelle, Cour de Cassation et Conseil d’État) et dans les parquets qui y sont rattachés.

Par ailleurs, la démarche du Vice-premier ministre chargé de la fonction publique, modernisation de l’administration et initiation de service public, Jean-Pierre Lihau, visant à déceler les fictifs, les décédés, les doublons et les éligibles à la retraite pour procéder à la mise en place dans ce secteur du sommet à la base est soutenue par la population.

L’autre secteur dans lequel Félix Tshisekedi est appelé à ouvrir grandement les yeux c’est celui de la territoriale, qui est marqué par l’instabilité des institutions provinciale et la corruption à outrance. Nous allons y revenir avec plus de détails et de révélations.

ALT.

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