Home Politique Exploitation clandestine de la mine de Shinkolobwe fermée à cause de la radioactivité : José Mpanda promet de solutions idoines

Exploitation clandestine de la mine de Shinkolobwe fermée à cause de la radioactivité : José Mpanda promet de solutions idoines

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Le ministre de la Recherche Scientifique et Innovation technologique, Me José Mpanda Kabangu, a visité, jeudi 26 août 2021, la mine de Shinkolobwe située dans le territoire de Kambove dans la province du Haut-Katanga. Sur place, il a constaté que cette mine qui a été officiellement fermée par le gouvernement central depuis 2004 à cause de la radioactivité intense, serait exploitée clandestinement.

Après avoir interrogé plusieurs personnes habilitées dont le major Ngoy Ngoy, commandant de la police affectée à la garde de cette mine, il a promis de poursuivre avec d’autres notamment le Directeur Général ai de la Gécamines et le Gouverneur du Haut- Katanga.

Une mine fermée depuis 19 ans à cause de la radioactivité intense qui connaîtrait des incursions de creseurs clandestins! L’histoire a de quoi faire craindre une catastrophe aux conséquences inimaginables.

Le gouvernement de la République prend tellement cette menace au sérieux que le Premier ministre Jean-Michel Sama Lukonde a dépêché le ministre de la Recherche Scientifique et Innovation Technologique à la suite des alertes lancées par les responsables de la Gécamines et les autorités provinciales.

José Mpanda n’y est pas allé seul. Il était à la tête d’une forte délégation composée notamment du Directeur scientifique du Commissariat Général à l’Energie Atomique (CGEA), Jérémie Muswema, du Président du Comité National de Protection contre les Rayonnements Ionisants(CNPRI), Professeur Florimond Nyamoga, du Directeur Général du Centre de Recherces Géologiques et Minières (CRGM), Professeur Valentin Kanda, du Directeur de recherche au CPPM Marseille/CNRS IN3P2 et consultant en questions nucléaires, Steve Muanza et de Georges Mawine et Prudence Kabangu Ilunga ministres provinciaux du Haut-Katanga respectivement des Mines et de la Recherche Scientifique ainsi que du Major Wa Ngoy, commandant de la police affectée à la garde de la mine de Shinkolobwe.

Cette délégation hautement scientifique a amené un appareil de mesure de la dose de radioactivité. Et, après détection, il a affiché près de 4µ Sv/h, ce qui veut dire que cette mine a une activité intense de radioactivité.

Faire le rapport au Premier ministre

Réaction du Ministre de la Recherche Scientifique et Innovation Technologique : «Nous sommes allés sur le terrain et le constat est un peu mitigé puisqu’il y a des tentatives d’exploitation. Nous avons jugé avec l’équipe qui m’accompagne d’approcher le DG intérimaire de la Gécamines et le gouverneur de province pour bien comprendre. Nous allons faire un rapport intermédiaire à soumettre au premier ministre et qui pourra être débattu au Conseil des ministres».

Bien avant, lui et sa délégation ont fait la ronde d’inspection du site et écouté le major Ngoy Wa Ngoy.
Quelle n’a pas été leur surprise de découvrir, au cours de la ronde, des sacs de minerais et de puits de leur provenance.

Selon le commandant de la police affectée à garde de la mine de Shinkolobwe, c’est l’œuvre de la Gécamines. « C’est le sondage de la Gécamines. Il y a un camp qui est tout près ici pour la Gécamines, c’est eux qui ont creusé ici. Un puits artisanal ne peut être très profond comme ça ! », a soutenu le major Ngoy Wa Ngoy.

Il avait d’ailleurs pris le soin d’expliquer plutôt dans la journée au patron de la Recherche Scientifique, que la Gécamines a signé des contrats d’amodiation avec certaines entreprises privées, notamment Lualaba Mining et Rubamines, qui selon lui, exploitent autour dans les alentours de la mine de Shinkolobwe.

Par ailleurs, il faut ajouter que trois minibus Toyota Hiace avaient été interceptés en juin dernier au niveau de Likasi avec des minerais à bord.

Après traçabilité, il a été dit que ces minerais proviendraient de la mine de Shinkolobwe, pourtant officiellement interdite d’exploitation.

Saisis, ces minéraux illégaux ont été remis au CGEA qui, avec le CNRPI, sont les deux structures ayant en charge la gestion de toutes les matières radioactives en République Démocratique du Congo. Elles sont sous tutelle du ministère de la Recherche Scientifique et Innovation Technologique.

RD44

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