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Élections de gouverneurs : De quelle crise persistante au Kongo Central parle Daniel Aselo ?

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C’est la confusion totale en République Démocratique du Congo depuis l’annonce, jeudi 02 septembre 2021, par le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Daniel Aselo, de la tenue des élections des gouverneurs et Vice-gouverneurs dans 14 des 26 provinces du pays. Se basant sur les instructions du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo, faites lors du Conseil des Ministres du 17 mai dernier, il se plaint d’avoir hérité d’une situation des crises persistantes qui bloquent le bon fonctionnement des institutions provinciales.

Grosse confusion: les institutions provinciales du Kongo Central fonctionnement en parfaite harmonie et contrairement aux affirmations du VPM Daniel Aselo, le Kongo Central fait partie à ce jour, des rares provinces qui sont réellement gérées et où le programme du gouvernement provincial est exécuté.

L’ Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) souffrirait-elle d’un déficit des cadres capables de diriger le giga ministère de l’intérieur ? Cette question mérite d’être posée au regard des erreurs maintes fois répétées par l’ancien Vice-premier ministre sectoriel, Gilbert Kankonde et son successeur Daniel Aselo.

En effet, alors que l’on croyait que l’actuel patron de l’intérieur allait redorer le blason terni par son prédécesseur dont l’incompétence et le manque de leadership ont attiré de l’opprobre sur le parti présidentiel, il semble marcher sur ses traces. Pire, à deux ans de la tenue des élections prévues en 2023, Daniel Aselo tue littéralement l’électorat du Chef de l’État qui tient tant à se faire réélire pour poursuivre son œuvre.

Pour cause, il semble fermer les yeux sur les provinces qui sont réellement ingouvernées et s’acharne sur les provinces qui sont véritablement gouvernées.

C’est le cas de la province du Sankuru, qui fait du surplace depuis deux ans. Oui, depuis deux longues années, la province de Lumumba est sans un gouvernement provincial investi et traverse une crise institutionnelle persistante entre le gouverneur et l’Assemblée provinciale. Cette crise a déjà épuisé toutes les énergies de la population et des élites Sankuroises, qui ont rencontré presque toutes les autorités au niveau national sans obtenir une réponse satisfaisante.

Curieusement, et c’est là que l’on comprend qu’il y a aiguille sous roche, Daniel Aselo a fermé les yeux sur toutes les accusations et même de preuves de l’ingouvernabilité du Sankuru, de surcroît sa province d’origine, pour braquer ses yeux sur la province du Kongo Central où en tout cas tout va bien au sens global du terme.

Un danger pour la réélection de Fatshi en 2023

« Depuis ma nomination par le Chef de l’État, le 12 avril 2021, j’ai hérité d’une situation des crises persistantes qui bloquent le bon fonctionnement des institutions provinciales. Des crises aux vagues des motions de défiance, de censure et/ou pétition contre les gouverneurs et Vice-gouverneurs», a fait remarquer Daniel Aselo en guise de motivation de la décision de la tenue des élections dans 14 provinces sur les 26 que compte la RDC.

Il s’agit du Bas-Uélé, Haut-Lomami, Ituri(après la levée de l’état de siège), Kasaï Central, Kasaï Oriental, Kinshasa(Vice-gouverneur), Kwango (Vice-gouverneur), Lomami, Mai-Ndombe, Maniema, Mongala, Tanganyika, Tshopo et Kongo Central.

Pour le cas du Kongo Central, la crise qui été née à la suite de l’affaire d’une sextape impliquant le Vice-gouverneur ayant été définitivement réglée en octobre 2020, l’harmonie et l’entente règnent entre l’Assemblée provinciale et le Gouverneur Atou Matubuana.

D’ailleurs, le gouvernement provincial du Kongo Central a mis le cap, avec le soutien de l’écrasante majorité des députés provinciaux, sur le développement de la province. A cet effet, des chantiers ont été lancés et sont en cours d’exécution dans presque toute la province, des travaux pré financés par l’entreprise Toha, évidemment avec l’accord de l’Assemblée provinciale.(Lire l’article Infrastructures : Atou Matubuana transforme le Kongo Central en un immense chantier)

Bref, en décidant de débarquer le gouverneur Atou Matubuana, Daniel Aselo et tous ceux qui le soutiennent dans cette démarche prouvent qu’ils n’aiment pas la population du Kongo Central.

Sinon, ils allaient laisser tranquillement le gouvernement provincial poursuivre son programme, qui précisons le, aura le mérite de donner des arguments à Félix Tshisekedi en 2023 pour obtenir le vote des électeurs Né Nkongo. Mais hélas, le Vice-premier ministre de l’intérieur n’a pas voulu voir plus loin et s’est visiblement laissé influencer.

ALT.

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