Home Politique Lutte contre la consommation des boissons hautement alcoolisées : Bathé Ndjoloko préconise la surfacturation des droits d’accises

Lutte contre la consommation des boissons hautement alcoolisées : Bathé Ndjoloko préconise la surfacturation des droits d’accises

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Ce n’est un secret pour personne qu’en République Démocratique du en général et à Kinshasa en particulier, la jeunesse est en proie à un dépérissement inquiétant. De plus en plus de congolais, et pas seulement de jeunes, trouvent un plaisir inexplicable à abuser de boissons à forte teneur à l’alcool tel que « Zododo» et à de stupéfiants tels que « Chikata » et «Bombé».

Se basant sur l’article 42 de la Constitution de la République, en ce qui concernant la protection de la jeunesse, le Député national Bathé Ndjoloko Tambwe a déposé, ce vendredi 10 septembre 2021, une proposition de loi qui surtaxe l’importation des boissons fortement alcoolisées.

Dans le viseur de cet élu national de Pangi, l’ordonnance-loi n°018/002 du 13 mars 2018 portant Code des Assises. Concrètement, le député national Bathé Ndjoloko Tambwe propose à l’Assemblée nationale de modifier cette ordonnance-loi, notamment en surfacturant ou en augmentant les coûts de l’importation des produits de base de fabrication des boissons fortement alcoolisées.

Il justifie sa proposition de loi par le fait que l’aspect financier constitue un des facteurs qui favorisent l’accès des jeunes aux boissons hautement alcoolisées.
« L’aspect financier est l’un des facteurs qui favorisent l’accès aux jeunes. Avec 200 FC ou 500 FC on peut déjà accéder aux boissons hautement alcoolisées. Et nous pensons qu’avec cette loi, on va limiter l’aspect financier à ces breuvages destructeurs. Nous sommes convaincus que même les commerçants ne vont plus s’adonner, outre mesure, à ne faire que ça comme commerce, puisque ça sera moins rentable », soutient-il.

D’où sa démarche visant à modifier le code des accises ayant rabattu le taux de l’importation sur l’alcool éthylique non dénaturé de 86% à 10%.

Bathé Ndjoloko Tambwe prévient que si le dépérissement de la jeunesse congolaise n’est pas arrêté, « il va sans doute compromettre à jamais l’avenir de cette jeunesse et certainement aussi toutes les chances de développement de la République Démocratique du Congo.»
Junior Lomanga

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