Home Politique Portrait: Baali David, une vie pastorale à plusieurs facettes

Portrait: Baali David, une vie pastorale à plusieurs facettes

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L’histoire de l’évangéliste Ike Baali David ressemble à un conte de fée. Son alliance avec le Seigneur Jésus Christ prend corps à la faveur d’un songe en 1996 quand ce dernier lui apparaîtra pour la première fois. 

Baali l’accepta donc comme Seigneur et sauveur de sa vie. Un engagement qui se fera sous la tutelle de son père spirituel, le Révérend Challenger Mufike Ngandu Patrick, de l’église Vision Évangélique de Victoire à Bon Marché, commune de Barumbu, à Kinshasa.

En 2002, Ike Baali David est ordonné évangéliste.
Parallément à cette voie, son don pour l’art musical est présent dans son oeuvre. La preuve éloquente est qu’en 2004, il sort son tout premier opus sur le marché du disque. Intitulée « Likambo Ya Ngolu », cette oeuvre à la thématique assez riche va marquer longtemps les esprits et faire le bonheur des chrétiens des églises de réveil de la RDC.

Il va donner le même titre à l’album qui sortira par la suite et sera dans les bacs sous la férule de l’évangiliste Emmauel Djodjo Mulex.

Une enfance peu envieuse…

Vivant actuellement en Allemagne, l’artiste Ike David Baali, né Etenda Baali, et connu sous son pseudo de « B’oloko Wa Nzakomba » ( le coeur de Dieu en Lomongo ) est venu au monde le 1er mai 1974 à Monkoto, dans la province de l’Équateur, plus précisement dans le district de la Tshuapa en R.D-Congo.

Ses proches renseignent qu’il fut un enfant miraculeux. Pour la simple raison que pendant sa grossesse, sa mère, Marceline Amba Wetshi, constatera sa disparunion de ses entrailles avant de réapparaître 2 mois après. À peine venu au monde, le jeune enfant va tomber fortement malade, victime de la poliomyélite ayant entraîné une situation de handicap au niveau de ses membres inférieurs.

Depuis, la situation devient difficile à tenir. Le traitement qu’il faut à sa maladie faisant cruellement défaut ainsi que des structures adaptées pour le soigner, son père Jean Ilosau Ngoy Baali va rejoindre la capitale Kinshasa qui, se révera un traquenard à plusieurs égards.

Non seulement la ville Kinshasa va créer le divorce entre les parents du jeune Baali et le mettre dans une situation de précarité extrême, il sera contraint de se livrer à la rue en mendiant pour survivre. Une triste situation qui va durer une bonne partie de son enfance.

Refusant de se laisser enfoncer dans l’abîme, il va se résoudre à poursuivre ses études avant tout à l’Institut Lumumba avant de s’inscrire à l’Institut National des Arts (INA) où il va apprendre la musique.

Fort de ses connaissances musicales, Ike David fondera le groupe Original Mbonda Équateur. Et par la suite, il sera sociétaire des groupes Esobolo Pesa Poids, Staff Musica et Chic Choc Ekanga de son cousin Ngablo Bonganda Freddy plus connu sous le sobriquet de Mbaliosombo.

LJN/ALT.