Home Politique Victoire diplomatique pour la RDC et l’UA: Vers la reprise des négociations entre le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie autour du barrage de la renaissance

Victoire diplomatique pour la RDC et l’UA: Vers la reprise des négociations entre le Soudan, l’Égypte et l’Éthiopie autour du barrage de la renaissance

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Source d’un véritable bras de fer diplomatique entre l’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte, le Grand barrage de la renaissance(GERD) devrait commencer à produire en octobre 2921. Après l’installation du premier rotor hydroélectrique de 780 tonnes, il est prévu une production de 750 mégawatts le mois prochain.

Alors que les travaux d’installation de ce rotor sur l’une des unités connu sous le nom de numéro 10 ont été achevés cette semaine, l’Égypte et le Soudan se sont exprimés en faveur d’une reprise des négociations avec l’Éthiopie. Ce, après une série de rencontres de haut niveaux entreprises par le ministère des affaires étrangères de la République Démocratique du Congo, pays qui dirige actuellement la Présidence de l’Union Africaine (UA).

C’est aussi après la déclaration du Conseil de sécurité des Nations appelant les trois pays « à reprendre les négociations » sous l’égide de l’Union Africaine, pour finaliser un accord.

Opposés depuis des années autour du remplissage du gigantesque barrage de la renaissance érigé sur le Nil bleu, l’Éthiopie, le Soudan et l’Egypte se raprochent d’un accord.
Cette semaine, ils ont été encouragés par les Nations Unies et l’Union Africaine, à reprendre les négociations en vue d’aboutir à un accord.

Négociant depuis dix ans avec l’Éthiopie, sans réel succès, les modalités de gestion et de remplissage du réservoir du Gerd, qu’Addis-Abeba juge indispensable au développement de ses infrastructures énergétiques, le Soudan et l’Égypte veulent que les négociations soient concluantes.
C’est en tout cas ce qu’a laissé entendre le ministère soudanais des affaires étrangères.

Soutenant la reprise des négociations, la diplomatie soudanaise a, à l’occasion de la visite d’une délégation de la République Démocratique du Congo qui préside l’Union Africaine, déclaré que « nous devons changer la méthode inefficace qui caractérisé les précédentes négociations ».

Conduite par le Vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala, la délégation congolaise devait se rendre en Ethiopie, en Egypte et au Soudan. Elle a remis aux officiels de trois pays un document incluant les points de discorde qui les divisent sur la gestion de ce barrage qui, une fois achevé, deviendra la plus grande infrastructure hydroélectrique d’Afrique.

(Lire l’article Relance du dialogue autour du barrage de la Renaissance: Fructueux échanges entre Christophe Lutundula et le chef de la diplomatie éthiopienne)

De son côté, la porte-parole du Premier ministre éthiopien, Abiy Ahmed, Billene Seyoum a appelé, jeudi 16 septembre, à « une résolution à l’amiable centrée sur l’Afrique et dirigée par des Africains

Selon la société Éthiopian Electric Power(EPP), propriétaire du Gerd, « l’installation du rotor et de la turbine au barrage peut être considérée comme un signe que le barrage est sur le point de commencer à produire l’électricité ».

ALT.

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