Home Politique Audio attribué à J. Bitakwira appelant à des attaques contre les Banyamulenge: Le BCNUDH s’en mêle

Audio attribué à J. Bitakwira appelant à des attaques contre les Banyamulenge: Le BCNUDH s’en mêle

3 min read
0
0

Le conflit entre les communautés des Hauts et Moyens plateaux de Fizi, Uvira et Mwenga(Itombwe) dans la province du Sud-Kivu a pris une tourbure très inquiétante ces derniers jours. Après la tentative de réconciliation lors du dialogue tenu à Kinshasa en avril dernier, la question de l’identité culturelle des tutsis congolais appelés communément «Banyamulenge » a refait surface.

La goûte d’eau qui a fait déverser le ver c’est un audio attribué à l’ancien ministre du développement rural, Justin Bitakwira, appelant les Bafuliro à l’hostilité contre les Banyamulenge.

Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH) désapprouve ledit audio et dénonce une incitation à la haine.

Les torchons brûlent sur les réseaux sociaux entre des membres des communauté précitées.

Des membres de la minorité Banyamulenge dénoncent ce qu’ils considèrent comme un appel à la violence lancé par Justin Bitakwira à l’attention de la majorité Bafuliru.

Ils sont allés très loin jusqu’à rappeller que l’Allemagne Nazie n’a pas réussi à exterminer les juifs car selon eux, Dieu n’a jamais permis l’extermination d’une Nation par une autre.

Dans ce bras de fer, le BCNUDH semble avoir choisi son camp.
« Compte tenu de la position qu’occupe M. Bitakwira au Sud-Kivu et dans les Hauts-Plateaux, région caractérisée par des conflits intercommunautaires, le BCNUDH dit être profondément inquiet de ce message qui attise la haine et incite à des attaques contre des civils innocents », indique le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme.

Cet organe des Nations Unies demande à Justin Bitakwira de retirer ses propos et l’appelle à s’engager à contribuer à la paix et à la réconciliation.

Le BCNUDH affirme avoir reçu un enregistrement audio attribué à l’ancien ministre du développement rural. Reste à savoir si « le petit fils de sa grand-mère » se laissera faire.

Jean Pérou Kabouira