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Gestion orthodoxe des établissements de l’ESU: Le bon exemple de l’ISAU

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Créé par l’Ordonnance n°10/071 du 30 octobre 2010, l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme (ISAU) est devenu, au fur du temps, une référence dans la formation des architectes et urbanistes, non seulement en République Démocratique du Congo mais aussi dans la sous région de l’Afrique Subsaharienne.

Contrairement à certains gestionnaires des établissements de l’enseignement supérieur et universitaire(ESU) du pays, qui s’illustrent dans les antivaleurs notamment le tribalisme, les membres du comité de gestion de cet institut supérieur ont érigé la compétence et la méritocratie en mode de gestion. Conséquence : les équilibres géopolitiques sont respectées à tous les niveaux, du comité de gestion aux services administratifs et techniques, en passant par les sections et, la qualité de la formation ne souffre d’aucune contestation.

Des instituts supérieurs et des universités où les postes stratégiques sont distribués sur base de critères ethniques, on en compte une légion en RDC. C’est ce qui constitue d’ailleurs une source de tensions entre des membres des corps académique, scientifique ainsi que ceux des services administratif et technique.

A l’ISAU, le Directeur Général, le Professeur René Mpuru Mazembe l’a bien compris et a placé des garde-fous pour éviter la complaisance dans la désignation des animateurs des sections et autres services.

A titre illustratif, le DG de l’Institut Supérieur d’Architecture et d’Urbanisme ne s’est pas fait entouré des ressortissants de sa communauté, comme c’est le cas dans certains instituts supérieurs où les langues des contrées des DG et Recteurs sont parfois devenues des langues de service en milieu universitaire.

Ainsi, par rapport aux effectifs des enseignants et des postes de commandement, force est de constater que seul un directeur chef de service sur quatre est originaire de la même région que le DG.

On ne compte à ce jour aucun Directeur originaire de sa région; un seul chef de division sur 11; 8 chefs de bureau sur 24 et environ 25% du personnel académique et scientique. Encore faudrait-il préciser le Directeur Général n’intervient jamais dans le choix des responsables des différents services, ces derniers étant pour la plupart des cas, élus par leurs collègues.

C’est le cas des chefs de sections dont les dernières élections n’ont souffert d’aucune contestation, les électeurs ayant fait le choix des candidats présentant les meilleurs profils et les meilleurs programmes.

Qu’à cela ne tienne, des mauvaises langues ont récemment tenté de faire croire à l’opinion que le Directeur Général de l’ISAU ferait preuve du tribalisme.

Repose de son entourage :« Après avoir donné forme à cet établissement d’enseignement supérieur qui était menacé de fermeture à cause notamment du manque d’enseignants, il est inconcevable que le DG, qui est en plein mandant, puisse avoir un comportement qui ternisse l’image de l’institution pour laquelle il s’est battu durant plusieurs années. En plus, on ne peut parler de favoritisme que s’il avait procédé à la nominations des chefs de sections ».

Tout étant clairement expliqué, il apparaît donc évident que le comité de gestion de l’ISAU est un bel exemple à suivre pour d’autres établissements d’enseignement supérieur et universitaire de la République Démocratique du Congo.

ALT.

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