Home Politique Constant Mutamba et ses camarades révolutionnaires : Pour le pire et non pour le meilleur?

Constant Mutamba et ses camarades révolutionnaires : Pour le pire et non pour le meilleur?

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Ils affirment avoir été abandonnés par leur leader pendant des années et l’accusent de recourir à eux seulement en période difficile. Des membres de la Nouvelle Génération pour l’émergence du Congo (NOGEC), le regroupement politique de Constant Mutamba, se disent désabusés et exploités par ce dernier.

Appelés à participer ce mercredi 29 septembre 2021 à une marche pacifique pour exiger les réformes autour du processus électoral, beaucoup ont boudé cet appel.

Des membres de la NOGEC disent qu’ils ne se reconnaissent plus dans la démarche de leur leader. Pour cause, ils accusent Constant Mutamba de les avoir abandonnés lorsqu’il était dans les affaires et de se souvenir d’eux seulement au moment de reprendre la lutte dans la rue.

« Lorsqu’il occupait les fonctions de membre du Conseil d’administration de la SCTP, ex Onatra, il ne nous prenait plus au téléphone. Idem lorsqu’il a intégré la conférence des Présidents du Front Commun pour le Congo (FCC). Maintenant qu’il a perdu ses avantages et a repris la lutte pour revenir au pouvoir, il commence à nous appeler et a même pris le courage de nous inviter à manifester », regrette un membre de la NOGEC habitant le quartier Sans fil dans la commune de Masina. Affirmant être un ancien camarade de classe du jeune leader qui se fait appeler le « crocodile », il dit avoir refusé de servir de « marche-pied » à un ami.

Qu’à cela ne tienne, des dizaines de révolutionnaires, du surnom que se sont donnés les membres de l’ancien mouvement citoyen devenu regroupement politique, ont répondu présent à l’appel à manifester ce mercredi à Kinshasa.

Ils ont été aussitôt ceuillis par la police à l’arrêt Béthanie sur le boulevard Lumumba dans le district de la Tshangu, érigé en «zone neutre», c’est-à-dire interdite de marches politiques par l’Hôtel de ville de Kinshasa.

Leur jeune leader a lui-même a été arrêté, jeté dans un pick-up 4×4 de la police, puis amené vers une destination inconnue, d’après des témoins cités par de journalistes qui couvraient la manifestation.

Les autres révolutionnaires qui n’ont pas participé à cette marche, car rentrés dans la révolution contre Constant Mutamba, ne regrettent pas d’avoir pris cette décision.

Junior Lomanga