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Sénat : Christophe Lutundula auditionné par la Commission ECOFIN

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Le Vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Christophe Lutundula Apala était auditionné, ce samedi 02 octobre 2021, par la Commission Économico-financière(ECOFIN) du Sénat. Cet exercice s’inscrit dans le cadre de l’examen de l’apport des différents ministères au budget de l’État, session budgétaire de septembre en cours oblige.

N’ayant pas répondu à la première invitation pour des raisons d’État, le chef de la diplomatie congolaise a répondu aux préoccupations de Sénateurs sur trois points essentiels. Il s’agit de la traçabilité du dossier Passeports de 2018 à ce jour; le fonctionnement des missions diplomatiques congolaises et sur les stratégies et initiatives prises par son ministère pour l’encadrement des recettes générées par les ambassades.

S’appuyant sur la note qu’il a soumise au Conseil des ministres du 04 août dernier, à travers laquelle il a dressé les états de lieux de la diplomatie congolaise, Christophe Lutundula a fourni aux sénateurs membres de la commission ECOFIN des informations détaillées, chiffres clés et des statistiques concernant notamment le dossier Passeports depuis le premier contrat signé avec l’entreprise belge Semlex jusqu’à l’avenant négocié après l’expiration dudit contrat.

Réaliste et fidèle à ses principes opposés à la démagogie, le Vice-premier ministre des Affaires étrangères a reconnu volontiers plusieurs dysfonctionnements hérités tant sur le dossier des Passeports que sur d’autres. Il a pris le soin d’informer les membres de la commission des dispositions prises et transmises aux différents acteurs de son secteur par des directeurs claires. Parmi ces dispositions, il a énuméré entre autres, l’envoi des missions d’inspection pour régler divers problèmes pendants tant à la Centrale que dans différentes missions diplomatiques. Ces missions se penchent notamment sur le règlement du contentieux concernant les compatriotes lésés et/ou arnaqués par certaines ambassades congolaises qui ont perçu des fonds sans fournir des passeports ; la normalisation de la paie régulière des diplomates; la mise en place d’une commission pour assurer le suivi et la préparation d’un cahier des charges dans la perspective d’un appel d’offre pour la production des passeports ; ou encore la recherche des voies et des moyens pour régler la problématique des arriérés des salaires des diplomatiques.

Rendez-vous dans 48 heures!

En dépit de ces explications, les Sénateurs ont posé une pile de questions supplémentaires à Christophe Lutundula. Celles-ci ont porté sur plusieurs sujets, entre autres, le prix du passeport; la traçabilité des autres actes générateurs bdes recettes outre les passeports ; la révision à la baisse du nombre des missions diplomatiques congolaises ; l’implication du ministère des Affaires étrangères dans les emprunts internationaux et la signature des contrats; la réalité et le contenu des contrats économiques et miniers conclus avec des pays voisins dont le Rwanda; le recours à des entreprises étrangères au détriment de l’hôtel des monnaies; la décentralisation éventuelle du processus de délivrance des passeports ; la situation réelle du patrimoine immobilier de la RDC à l’étranger ; le règlement des différents et contentieux avec des pays voisins et des tiers et la problématique des visas volants et les recettes y afférentes. Les sénateurs membres de la commission ECOFIN ont aussi posé de questions au Vice-premier ministre des Affaires étrangères sur l’appartenance de la RDC à une multitude d’organisations régionales, continentales et internationales dont elle pourrait se désengager pour certaines; le recrutement et la qualité des diplomates ; les stratégies de communication pour changer l’image du pays; les mauvais traitements infligés à certains congolais régulièrement refoulés de certains pays et ailleurs tel que l’inde et le rapatriement du patrimoine culturel congolais.

Pour répondre à cette vague de questions, Christophe Lutundula a sollicité et obtenu des élus des élus membres de la Commission ECOFIN, un délai de 48 heures pour rencontrer leur satisfaction.

ALT.