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Sports/COC: Serge Nkonde chie sur la loi sportive et signe un deuxième scandale

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Le ministre des Sports et Loisirs, Serge Chembo Nkonde multilplie les gaffes. Quelques semaines après le feuilleton de la tentative de détournement de près de 1 million USD, frauduleusement logés dans le compte de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA), qui ont été retournés au trésor public grâce à la vigilance de l’IGF, il signe un deuxième scandale qui risque de coûter cher au pays. En autorisant la tenue de l’assemblée générale extraordinaire et élective du Comité Olympique Congolais (COC), prévue ce jeudi 14 octobre 2021, il a ouvert la voie aux mouvements sports congolais pour la violation de la loi sportive. Explication.

Ce jeudi 14 octobre 2021 risque d’être marqué d’un stylo rouge dans les annales des sports de la République Démocratique du Congo. Pour cause, le ministre de tutelle, Serge Nkonde est accusé de cautionner la violation intentionnelle de la Loi n°11/023 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatifs à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives en République Démocratique du Congo.

Ce, en refusant de sursoir l’Assemblée générale extraordinaire et élective du COC, qui doit réélire des animateurs ayant fait plus de 8 ans de mandat.

D’aucuns se demandent si Serge Nkonde n’a pas été envoûté pour s’abstenir de demander au Conseil d’État d’interpréter la disposition de la loi susmentionnée, qui donne huit (8) ans de mandat au maximum à tous les animateurs des entités sportives.

Décidément, les mouvements sportives s’inquiètent de l’attitude du ministre des Sports, surtout qu’il semble se soucier peu du respect de la loi sportive depuis l’arrivée à Kinshasa du béninois Julien Minavoa, présenté comme représentant du Comité International Olympique et expert de l’ACNOA.

Pour des esprits éveillés, le fait pour le ministre des Sports de se faire représenter par son Directeur de Cabinet Adjoint à l’Assemblée générale extraordinaire et élective du comité olympique congolais, considérée comme « messe noire » contre les sports congolais, est une preuve qu’il a ouvert la voie à la violation de la loi sportive.

Ainsi, à dater de ce 14 octobre 2021, qui se trouve par coïncidence être la date anniversaire de feu Maréchal Mobutu, les mouvements sportifs congolais peuvent noter que la loi sportive est bafouée par le ministre de tutelle et devient de ce fait un chiffon qu’il est devenu difficile de prendre au sérieux.

« Sinon, s’interroge un analyste sportif, comment le ministre de tutelle pouvait-il se permettre non seulement d’autoriser la tenue de cette assemblée générale extraordinaire et élective mais aussi de s’y faire représenter, en sachant pertinemment que la nouvelle équipe qui va être élue sera dirigée sans surprise par des personnes ayant fait plus de 8 ans de mandat ? »

Les espoirs des sportifs soucieux du respect de la loi sportive reposent dorénavant sur la ministre d’État à la Justice et Garde des Sceaux, qui est invitée à intervenir pour tirer au clair cette situation. « Ce, espère un ancien dirigeant dirigeant sportif, aujourd’hui reconverti dans un autre métier, en attendant que le ministre des Sports et Loisirs soit interpellé par l’Assemblée nationale pour être humilié comme son collègue des PT-NTIC, devenu un objet de honte nationale à cause de sa taxe du RAM ».

Au-delà de tout, certains sportifs demandent carrément l’arbitrage du Président de la République. Affaire à suivre, en attendant un éventuel troisième scandale dans le secteur des sports sous Serge Nkonde, probablement en novembre prochain lors de la probable élimination de la RDC des éliminatoires à la qualification pour la Coupe du monde 2022.

A ce sujet, le pays attend du sélectionneur national embauché par Serge Nkonde, avec une prime à la signature de 100 mille USD, des prestations à la hauteur de sa rémunération de 55 000 USD par mois.

Jean Pérou Kabouira