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Taxe sur le RAM: L’ODEP indigné face au silence de l’IGF

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« Un contrôle des finances publiques ne peut avoir pour fondement le mensonge. A l’heure où le peuple congolais manifeste sa désapprobation envers le RAM, l’Inspection générale des finances sensée contrôler l’escroquerie à ciel ouvert de 266 millions USD encaissés entre janvier et juillet 2021, garde un silence coupable d’autant plus que placée sous tutelle des bénéficiaires de cette forfaitaire ». A travers ces mots durs contenus dans un communiqué publié lundi 25 octobre 2021, l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) a exprimé son indignation face au silence de l’Inspection Générale des Finances (IGF) sur le dossier de la taxe sur le Registre des Appareils Mobiles (RAM).

La population souffre. L’assemblée nationale a interpelé le ministre des PT-NTIC, Kibassa Maliba, qui s’en est sorti sans grande inquiétude, en dehors de quelques qualificatifs lui collés par des députés nationaux. Mais la taxe RAM, elle, continue à être perçue auprès des utilisateurs des appareils mobiles.

Le gouvernement a décidé de la supprimer pour les téléphones de deuxième génération (G2) et l’a maintenue pour ceux de troisième et quatrième générations (3G et 4G).

Véritable gendarme anti crimes économiques du gouvernement, l’IGF ne veut pas fouler son nez dans le dossier du RAM.

L’Inspecteur général-chef de service, Jules Alingete, justifie ce manque d’intérêt par le fait que l’IGF ne mène pas selon lui, ses missions de contrôle des finances publiques là où le parlement, organe suprême de contrôle, a déjà commencé le contrôle.
Il affirme que l’Inspection Générale des Finances ne pourra enquêter sur la gestion des fonds générés par la taxe sur le RAM si et seulement si le parlement le lui demande.

Pour l’ODEP, il faut plutôt donner le pouvoir et les moyens nécessaires à la Cour des Comptes pour un contrôle efficace et indépendant des finances publiques, conformément à l’article 180 de la Constitution.

« Dans un passé récent, nous avions acclamé le contrôle des entreprises publiques. Dans ses rapports, l’IGF a relevé des prétendus cas de mauvaise gestion. Aujourd’hui, il apparaît clairement que les mandataires intérimaires nommés continuent avec les mêmes pratiques sous l’encadrement des inspecteurs », regrette l’ODEP.

JPK