Home Politique RAM: Le ministère des PT-NTIC remet la présidence de la République au centre du débat

RAM: Le ministère des PT-NTIC remet la présidence de la République au centre du débat

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Jusqu’où ira le dossier de la taxe du Registre des Appareils Mobiles (RAM)? Au lendemain du discours sur l’état de la Nation au cours duquel le Chef de l’Etat n’a pas mentionné cette affaire qui a fait couler encre et salives, le ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC) en a rajouté une couche.

Selon nos confrères d’actualité.cd, ce ministère indiquerait que les recettes collectées dans le cadre de la taxe sur le RAM sont logées dans le compte de l’ARPTC dont le Président de la République est le seul ordonnateur des dépenses.

Les jours se succèdent. Les déclarations se multiplient. Mais la taxe sur le RAM continue à être perçue. Alors que le président de la Commission ECOFIN de l’Assemblée nationale, Boris Mbuku, a demandé la suppression pure et simple de cette taxe au motif qu’elle n’a été tracée ni dans le budget général, ni dans les comptes spéciaux, encore moins dans les budgets annexes, le ministère des PT-NTIC semble connaître où sont logées ces recettes.

En effet, le ministère dirigé par Augustin Kibassa est revenu à la charge pour soutenir, toujours d’après actualité.cd, que le RAM n’est pas une taxe.

« Il s’agit d’une rémunération des prestations de l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications (ARPTC). Et ces prestations seraient liées à la certification des appareils mobiles. On ajoute aussi que les recettes collectées dans ce cadre sont logées dans le compte de l’ARPTC dont le président est le seul ordonnateur des dépenses », précise la même source.

Entre temps, le Président de la République a reconnu, dans son discours sur l’état de la Nation, que la situation sociale de la population laisse à désirer.
« Je suis conscient que la situation sociale de nos compatriotes n’est pas reluisante. Beaucoup de ménages peinent à nouer les deux bouts du mois et n’ont pas accès aux services sociaux de base tels que l’eau, l’électricité, les soins de santé, les transports. Certes, au cours de l’année 2021, le Gouvernement a pris un train de mesures en faveur de la population, mais celles-ci restent insuffisantes. Je demande donc au Gouvernement d’accélérer la mise en œuvre de projets à impacts rapides et visibles », a déclaré Félix Tshisekedi, lundi 13 décembre 2021, devant les deux chambres du parlement réunies en Congrès.

Junior Lomanga