Home Politique Mbuji-Mayi : Faute d’un hôtel, Daniel Aselo sous logé gratuitement dans une famille d’accueil

Mbuji-Mayi : Faute d’un hôtel, Daniel Aselo sous logé gratuitement dans une famille d’accueil

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Le Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Daniel Aselo Okito a failli passer la nuit sous la belle étoile à Mbuji-Mayi. Arrivé jeudi 23 décembre 2021 parmi les équipes d’avance du Chef de l’Etat dans le chef-lieu du Kasaï-Oriental, il n’a pas pu se trouver une chambre d’hôtel où s’installer.

Il a été sauvé de justesse par la mutualité des tetela de Mbuji-Mayi, qui lui a trouvé une chambre, pas dans un hôtel mais chez un particulier.

C’est une histoire à faire rire même les morts. Tout Vice-premier ministre chargé de l’intérieur qu’il est, Daniel Aselo n’a pas été en mesure de se trouver une chambre d’hôtel à Mbuji-Mayi.

En effet, selon le correspondant d’alternance.cd sur place, il aurait échappé de justesse à une humiliation le jeudi dernier.

« Tous les hôtels étant occupés, ses services n’ont pas été en mesure de lui trouver un endroit où passer la nuit. Aussitôt alertée, la mutualité des tetela de Mbuji-Mayi a volé à son secours en négociant pour lui une chambre dans un quartier populaire chez un commerçant originaire du Sankuru », précise notre source.

Du coup, il y a lieu de s’interroger si Daniel Aselo mesure le niveau de sa responsabilité au sein du gouvernement.

« S’il était réellement conscient de ce qu’il est, il allait certainement réserver une chambre dans un hôtel pour ne pas exposer ce ministère hautement stratégique pratiquement dans la rue », regrette un ancien Conseiller au ministère de l’intérieur.

Ce dernier estime que les membres de la famille d’accueil qui a sous- logé le patron de la territoriale pourront être mis au courant des informations sensibles sur la sécurité pendant son séjour chez eux.
Vivement donc des sanctions à l’encontre des responsables du cabinet du VPM de l’intérieur, pour l’avoir exposé au mépris de l’opinion.

Jean Pérou Kabouira