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Assemblée nationale : Jean-Marc Kabund était-il le gilet pare-balles de Christophe Mboso ?

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Le président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia est sur une chaise éjectable. Alors qu’il se la coulait douce depuis un peu plus d’une année et a même rajeuni, il risque d’être destitué de son poste. Un groupe d’élus nationaux réunis au sein du Collectif des députés nationaux de 26 provinces (C26) exige sa destitution. Cette demande coïncidant avec les ennuis de son adjoint direct, le premier Vice-président Jean-Marc Kabund, il y a lieu de s’interroger s’il n’était pas protégé par ce dernier.

Bien que se trouvant en vacances parlementaires, les députés nationaux restent attentifs à l’actualité politique du pays. Ceux du C26 ont dans une déclaration faite jeudi 27 janvier 2022, suggéré la convocation d’une session extraordinaire avant l’ouverture de la session ordinaire de mars, pour se pencher sur ce qu’ils considèrent comme « le dysfonctionnement » de leur chambre.

D’après le Coordonnateur de ce collectif, Iracan Gratien de Saint-Nicolas, il y a « pratiquement une défaillance dans la gestion politique de l’Assemblée nationale et dans la gestion administrative ».

Au micro de nos confrères d’actualité.cd, il a affirmé que le parlement ne contrôle plus l’état de siège et qu’on n’évalue plus les opérations militaires alors que l’on continue à compter des morts.

Ce vendredi 28 janvier, le C26 a convoqué ses membres se trouvant à Kinshasa, au Palais du peuple. Au menu de cette réunion : L’examen de la situation du pouvoir législatif de l’Assemblée nationale, selon ce groupe de députés nationaux, en voie de considération comme un organe sous-traitant de l’institution Président de la République ; la neutralisation et la manipulation des autres membres du Bureau et organes de l’Assemblée nationale, notamment les commissions et les groupes parlementaires ; l’absence des réunions de la conférence des présidents ; la manipulation et la mauvaise gestion des députés nationaux issus de l’opposition ou encore la complicité entre le président de l’Assemblée nationale et le gouvernement sur les questions liées aux massacres à l’Est du pays et la perception illégale de la taxe RAM.

Mbosso est également accusé de faire partie d’un réseau maffieux de détournement avec la banque Afriland avec des ramifications à la Questure de l’Assemblée nationale.

Le grand père « Biden » résistera-t-il à cette pression, en l’absence du premier Vice-président de l’Assemblée nationale, Jean-Marc Kabund, qui a annoncé sa décision de démissionner, sans la la rendre effective ? Pas sûr, quand on sait que certains députés nationaux de l’Union sacrée sont redevables envers le « maître nageur ».

ALT.