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RDC: Cinquième tentative de Coup d’Etat déjouée depuis 2004

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C’est officiel, l’interpellation de François Beya, Conseiller spécial en matière de sécurité du Chef de l’Etat est liée à une tentative de déstabilisation du pouvoir en place. La présidence de la République a finalement communiqué officiellement sur le dossier, mardi 08 février 2022, à travers une communication lue sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) par le Porte-parole du président de la République.

La présidence de la République n’a fourni aucun détail sur la nature de la « menace à la sûreté de l’État », expliquant qu’ une matière de ce genre est de la compétence exclusive de l’Agence Nationale des Renseignements (ANR).

« Il n’est pas dans les habitudes de ce service de communiquer de ses activités. Toutefois, dans l’état actuel des choses, on peut affirmer que les enquêteurs disposent d’indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale », a précisé le communiqué.

C’est donc clair que la République Démocratique du Congo est toujours dans le viseur de ses ennemis externes et internes.

Si on ne sait pas exactement ce qu’on lui reproche, il est fort probable que « Fantômas » soit suspecté de comploter contre son chef.

S’il s’avère qu’il y aurait eu tentative de Coup d’Etat, ce sera alors une cinquième tentative de ce genre depuis 2004.

La première remonte en juin 2004, sous le gouvernement 1+4. A l’époque, les habitants de Kinshasa s’ étaient réveillés sous des coups de feu nourris et assourdissants. Un groupe de militaires de la Garde présidentielle conduit par le major Éric Lenge, un proche de Joseph Kabila, avait tenté de renverser le pouvoir. Tentative échouée et le suspect numéro un n’a jamais donné signe de vie depuis.

En février 2011, une autre tentative de coup d’Etat avait été étouffée. Ce jour là, l’ancien ministre de la communication et médias, porte-parole du gouvernement, Lambert Mende, avait annoncé l’irruption dans la résidence de Joseph Kabila, d’un groupe de bandits arborant des amulettes de gri-gri et armés d’armes blanches.

En décembre 2013, des hommes identifiés comme appartenant au pasteur Mukungumbila avaint tenté de prendre de force le contrôle de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) mais ils avaient échoué.

Enfin, en 2017, des adeptes de la secte Bundu dia Kongo du gourou Ne Mwanda Nsemi avaient tenté de prendre le contrôle du pouvoir de Kinshasa. Ils ont été maîtrises et arrêtés avant leur évasion spectaculaire de la prison centrale de Makala, avec environ 800 autres détenus.

Par ailleurs, depuis son arrivée au pouvoir, l’actuel Chef de l’Etat a fait face à des combats dont il a toujours su sortir victorieux. Au plan politique, Fatshi a dû batailler dur pour émietter le Front Commun pour le Congo (FCC) de son prédécesseur Joseph Kabila, dont certains proches menaçaient publiquement de le destituer.

Une fois cette bataille remportée, il a dû se battre et se bat encore pour restaurer la paix et la sécurité dans l’Est du pays où l’état de siège en vigueur depuis plus d’une année peine à porter les fruits escomptés.

Entre temps, son parti politique, l’UDPS, s’est récemment débarrassé de son encombrant et intraitable président ai, Jean-Marc Kabund dont les policiers commis à sa sécurité se sont permis de désarmer un élément de la Garde Républicaine.

Aussi, Félix Tshisekedi est engagé sur le front social. Là-bas, presque tous les congolais attendent de ferme pied de le voir traduire en acte son slogan « le peuple d’abord ».

A noter que ce mardi, le Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, Guylain Nyembo a désigné Jean Claude Bukasa, conseiller spécial intérimaire du Chef de l’État en matière de sécurité. Ce dernier était l’un des assistants de François Beya.

ALTERNANCE.CD

Voici la communication de la présidence de la République

La présidence de la République tient à informer la population concernant les récents événements ayant conduit à l’interpellation du conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité.
Il s’agit d’une affaire relevant de la sûreté de l’État. Une matière de ce genre est de la compétence exclusive de l’agence nationale des Renseignements, ANR.

Il n’est pas dans les habitudes de ce service de communiquer de ses activités.

Toutefois, dans l’état actuel des choses, on peut affirmer que les enquêteurs disposent d’indices sérieux attestant d’agissements contre la sécurité nationale. Les enquêtes se poursuivent et les investigations s’effectuent a différents niveaux.

S’il s’avère nécessaire de communiquer davantage, le gouvernement de la République s’en chargera.

La présidence invite la population à la vigilance et à éviter de donner du crédit aux spéculations mensongères diffusées par des personnes malintentionnées dans les médias et sur les réseaux sociaux.

Les indices sont suffisamment sérieuses pour donner matière à d’autres considérations du type tribal, clanique ou régionale.

Le processus démocratique amorcé dans notre pays par la première passation pacifique du pouvoir en janvier 2019 est un acquis sacré à préserver à tout prix.

Aucune tentative de déstabilisation de nos institutions démocratiques ne sera tolérée.

La population doit garder son calme et de vaquer calmement à ses occupations.

La situation est sous contrôle !

La présidence