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Kongo Central : Diomi Ndongala, mauvais perdant!

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Libéré sous conditions en mars 2019 après sa condamnation à 10 ans de servitude pénale principale pour viol à l’aide de violence, exposition d’enfants à la pornographie, détention d’enfants et tentative de viol d’enfants, Eugène Diomi Ndongala a visiblement oublié que sa libération n’est pas encore définitive.

Alors qu’il a bénéficié de la clémence de la justice, qui l’a laissé se présenter à l’élection du Gouverneur du Kongo Central, il refuse de se plier au résultat du scrutin à l’issu duquel il a récolté zéro voix.

Le président de la Démocratie Chrétienne (DC) tente de « doigter » le processus qui a abouti à l’élection, au deuxième tour, de Guy Bandu Ndungidi, ce lundi 9 mai 2022.

Il a déposé une plainte auprès du Procureur Général près la Cour d’Appel du Kongo Central pour « corruption à grande échelle à charge des députés provinciaux du Kongo Central ».

Diomi Ndongala affirme dans sa plainte, qu’au cours du processus électoral en rapport avec l’élection de Gouverneur et Vice-gouverneur dans la province du Kongo Central, il a « constaté, en qualité de candidat, avec plusieurs observateurs, que les grands électeurs ont monnayé leurs voix contre des espèces sonnantes et trébuchantes, allant de 20.000 à 50.000 USD voire plus ».

L’ancien pensionnaire de la prison centrale de Makala note que « ces faits jettent un discrédit sérieux sur la régularité de cette élection et sont constitutifs de l’infraction de corruption prévue et punie par l’article 147 et suivant du code pénal congolais ».

Par conséquent, il invite le Procureur Général près la Cour d’Appel du Kongo Central à « ouvrir une action publique quant à ce ».

Quid des restrictions lui imposées ?

Entre temps, le néo « monsieur lutte anti corruption » est accusé par une certaine opinion de violer les restrictions strictes de sa libération conditionnelle.

En effet, aux termes de l’arrêté signé le 20 mars 2019 par l’ancien ministre d’Etat en charge de la Justice et Garde de Sceaux, Alexis Thambwe Mwamba, la libération définitive sera acquise à Diomi Ndongala le 8 avril 2023.

En attendant cette date, il lui est demandé de ne pas sortir du territoire national sans l’autorisation préalable du Procureur Général près la Cour de Cassation, de ne pas se rendre dans aucun point de sortie du territoire national, de ne pas se retrouver dans un périmètre de 500 mètres d’une école des filles pendant les heures des cours et de se présenter chaque lundi devant le Procureur Général près la Cour de Cassation.

A ce jour, il est difficile d’affirmer qu’il respecte ces restrictions.

Pour revenir à la prétendue corruption des députés provinciaux du Kongo Central, d’aucuns pensent que s’il est vraiment contre cette pratique, Diomi Ndongala allait suivre l’exemple de Tunda Prosper, ancien candidat Gouverneur dans la province du Maniema, qui avait désisté avant le scrutin, suite à ce qu’il a qualifié de corruption.

« Le fait pour lui d’avoir attendu sa défaite pour crier à la corruption fait de lui un mauvais perdant », tranche un leader politique du Kongo Central.

Jean Pérou Kabouira