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Sécurité : La RDC encerclée de l’est au Nord, jusqu’à l’Ouest

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Des terroristes du M23 appuyés par l’armée rwandaise régnant en maîtres dans la cité de Bunagana, des militaires rwandais stationnés dans les villes frontalières avec la République Démocratique du Congo en République Centrafricaine et, des hommes armés parlant une langue étrangère signalés à Kwamouth dans la province du Mai-Ndombe où des tueries d’une barbarie similaire à celles que l’on enregistre depuis plus de 20 ans dans l’est du pays sont signalées, la RDC s’enfonce dans un trou dont on ne semble pas encore mesuré la profondeur.

Ce lundi 26 septembre 2022, les forces de sécurité congolaises ont arrêté cinq hommes armés à Katundu, dans la province du Kwilu.

Une source locale a confié à alternance.cd que deux de ces hommes arrêtés quarante huit heures après l’assassinat du chef coutumier du village Bukusu parleraient « un Lingala approximatif » et, ne parleraient aucune langue locale.

Des réservistes de l’armée rwandaise positionnées en RCA

Entre temps, l’ambassadeur de la RDC en République Centrafricaine, Esdras Kambale, a dans une note administrative, alerté Kinshasa que « des militaires rwandais déployés en Centrafrique sont affectés non seulement à Bangui, la capitale, mais aussi dans des villes frontalières avec la République Démocratique du Congo ».

Il a énuméré les villes de Mbaiki, Damara, Bangassou et des localités situées le long de la rivière Ubangi, entre autres, Zangba, Mobaye, Satema, Kembe et Rafai.

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Ces militaires décrits par le diplomate congolais comme des réservistes « reviennent en République Centrafricaine en qualité d’investisseurs dans l’agriculture, le commerce général et autres secteurs productifs ».

Désormais positionnés au Nord-est de la RDC, du côté Centrafricain de la frontière, ces militaires rwandais constituent une sérieuse menace à la sécurité intérieure de la République Démocratique du Congo.

Pour éviter de surprises désagréables, l’ambassadeur Esdras Kambale a rappelé aux autorités compétentes l’urgence d’accélérer la signature de l’accord de défense entre la RDC et la RCA.

Où sont passés les éleveurs apparus au Bandundu sous Kabila?

Par ailleurs, les Congolais ne devraient pas perdre de vue que Paul Kagame, le président rwandais, a acquis officiellement de terres au Congo Brazzaville, dans un espace situé en face de Maluku (non loin de Kwamouth).

Aussi, comme le rappellent nos confrères de Scooprdc.net, « les congolais se souviendront de mystérieux fermiers venus de l’Est avec leurs troupeaux traversant le grand Bandundu sous Kabila, qui «curieusement avaient disparu dans la nature, y compris leurs bêtes jusqu’à l’apparition de récents affrontements bien maquillés entre, semble-t-il, les Yaka et le Teke ».

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Chat échaudé devant craindre l’eau froide, les autorités congolaises devraient chercher à déterminer où seraient passés ces éleveurs des bovins qui à leur arrivée, n’avaient aucun titre légal pour commercer et occuper les lieux, selon le rapport fait à l’époque par le député national Adolphe Muzito.

Heureusement que le Président de la République, Félix Tshisekedi, prend très au sérieux la situation qui se passe à Kwamouth. Il est convaincu que les violences enregistrées dans le Mai-Ndombe depuis plusieurs semaines ne relèvent pas d’un conflit ethnique.

« Il ya réellement une main noire. Posez la question à la nouvelle Gouverneure du Maï-Ndombe, qui suit la situation {de Kwamouth} de sécurité de très près, que j’ai reçue avant de venir ici. Il faut entendre aussi le Gouverneur du Kwango. Ils en parlent. On n’a jamais vu ce genre des faits….Mais cette manifestation de violence telle qu’on la voit et qui ressemble avec ce qu’on voit à l’est, avec de décapitations, c’est du jamais vu..On a par exemple arrêté des gens qui ne parlent aucune langue nationale ni les dialectes du pays et, qui parlent une langue étrangère », a révélé le Chef de l’Etat dans sa recette interview accordée à RFI et France 24.

ALTERNANCE.CD

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