Dix-huit jours après sa suspension sur décision du gouvernement, le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) annonce la reprise de ses activités. Dans une déclaration faite ce mercredi 7 mai 2025, le bureau politique de la formation politique de Joseph Kabila fait constater ce qu’elle considère comme la levée d’office de la mesure de sa suspension, conformément à la loi régissant les partis politiques en République démocratique du Congo.
Le bureau politique du PPRD considère que la décision contenue dans le communiqué officiel n°25/CAB/VPM/MININTERSECDECAC/SLBJ/2025 et l’arrêté ministériel n°25/CAB/MININTERSECDECAC/SLBJ/027/025 du 19 avril 2025, du vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité, décentralisation et affaires coutumières, Jacquemain Shabani Looko, a été injustement et arbitrairement prise.
« Face à l’injustice que consacrait cette décision manifestement illégale, le PPRD guidé par les valeurs républicaines, a fait le choix de la non-violence en refusant d’accorder à certains l’occasion tant rêvée de passer à la confrontation.
Le PPRD s’était donc inscrit sur la voie de la légalité, adressant un recours auprès de l’auteur de ladite injustice, même si ce dernier, narquoisement, a répondu par un silence, déclarant dans les médias sa volonté de poursuivre son plan qui du reste, s’inscrit dans un vaste projet de répression et de persécution de la famille politique et biologique du président honoraire de la République et senateur à vie, Joseph Kabila Kabange. En ce jour du 6 mai 2025, le PPRD totalise injustement dix-huit jours d’arrêt de ses activités », indique la déclaration.
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Les signataires de ce document dont Aubin Minaku et Emmanuel Ramazani Shadary, respectivement vice-président et secrétaire permanent du PPRD constatent par conséquent que, « conformément à l’alinéa 1°’ de l’article 29 de la loi n° 04/002 du 15 mars 2004 portant organisation et fonctionnement des partis politiques, disposition sur pied de laquelle l’autorité auteure de la décision décriée avait agi, le délai imparti de quinze (15) jours est dépassé sans qu’aucun tribunal n’en ait décidé autrement ».
Ils estiment que, « dès lors, en vertu de l’alinéa 3 de l’article 29 de la loi précitée, le Bureau politique du PPRD prend acte du fait que la mesure injuste de suspension de ses activités prises sur base de fausses accusations par le vice-premier ministre, ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité « est levée d’office ».
Ils ont instruit le secrétariat permanent, les exécutifs fédéraux et tous les organes de base, de « vaquer à leurs activités, comme ils ont eu l’habitude de le faire, c’est-à-dire dans le respect de la constitution et des lois du pays ».
Anny Kanyama
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