Home Politique Noëlla Ayeganagato et Constant Mutamba : symbole d’une jeunesse congolaise dévoyée du service public

Noëlla Ayeganagato et Constant Mutamba : symbole d’une jeunesse congolaise dévoyée du service public

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Présentés à leur nomination dans le gouvernement Judith Suminwa Tuluka comme symboles d’un renouveau générationnel, Noëlla Ayeganagato et Constant Mutamba ont rapidement déçu. Alors que l’ex-ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux a été contraint à la démission et sera bientôt jugé pour un détournement présumé de plus de 19 millions de dollars, la ministre de la Jeunesse et éveil patriotique s’enfonce dans la légèreté et l’incompétence dans la gestion de son portefeuille.

Leur nomination avait été saluée comme un signal fort donné à la jeunesse par le président de la République. Soutenus par la presse, détenue principalement par la jeunesse, Noëlla Ayeganagato et Constant Mutamba se sont illustrés par un tapage médiatique dès leur entrée.

En effet, alors que l’ex-ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux posait des actions d’éclats-qui se sont plus tard révélées non préparées et irréfléchies-, sa collègue de la Jeunesse et éveil patriotique se comportait en influenceuse.

Tous entourés des armées numériques, ils ont multiplié des actions cosmétiques dont des campagnes trompe-l’oeil, toutes financées à coup de plusieurs milliers de dollars.

Ainsi, entre un Constant Mutamba trop imbu de lui-même, arrogant et hautain, qui se voyait déjà successeur de Félix Tshisekedi à la tête de la RDC et une Noëlla Ayeganagato qui roule la mécanique à chaque cérémonie officielle comme qui participait à un concours miss, la jeunesse congolaise n’a pas été valablement représentée au gouvernement Judith Suminwa Tuluka. En tout cas, pas par ces ministres.

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Avec des initiatives superficielles et une absence de professionnalisme, ces deux jeunes n’ont pas été à la hauteur.

Absence d’encadrement

Des analystes estiment que la faute de l’un et l’autre est de n’avoir jamais été véritablement préparés à assumer de grandes responsabilités publiques.

Ceux qui sont de cet avis opposent Noëlla Ayeganagato et Constant Mutamba aux jeunes recrutés par Matata Ponyo, alors premier ministre, qui ont été formés pendant des années et qui font aujourd’hui la fierté de la jeunesse partout où ils se retrouvent.

En contrario, la ministre de la Jeunesse semble n’avoir jamais été encadrée professionnellement avant de devenir membre du gouvernement. Ce qui expliquerait ses initiatives inutiles telle que la campagne « une maison, un drapeau », qui fait actuellement jaser.

Plus étonnant, d’autres jeunes visiblement plus instruits, l’accompagnent dans cette bêtise. Comme quoi, la faim ramène souvent le cerveau vers le ventre.

RD44

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