Le procès de l’ancien ministre d’État, ministre de la Justice et garde des sceaux, Constant Mutamba, s’ouvre ce mercredi 9 juillet 2025 devant la Cour de cassation. Poursuivi pour le détournement présumé de 19 millions de dollars destinés à la construction d’une prison à Kisangani, il tentera de prouver son innocence. L’issue de ce procès pourrait avoir un impact déterminant sur la carrière politique de ce jeune leader, qui nourrit l’ambition de diriger un jour la République démocratique du Congo.
À l’ouverture de l’audience, Constant Mutamba ne pourra pas compter sur la mobilisation de ses partisans. Le Conseil supérieur de la magistrature a, en effet, interdit toute manifestation publique aux abords de la Cour de cassation ce mercredi, précisant que le procès sera retransmis dans les médias.
Qu’à cela ne tienne, Constant Mutamba demeure imperturbable et résolu à prouver son innocence.
L’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2023 affirme être la cible d’un complot politique préparé à Kigali, capitale du Rwanda, visant son élimination physique.
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De son côté, le ministère public maintient l’accusation de détournement de fonds publics.
Pour rappel, à la suite d’un premier réquisitoire du procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, Constant Mutamba avait été auditionné avec l’autorisation de l’Assemblée nationale, dans le cadre de l’instruction de l’affaire.
Par la suite, la chambre basse du parlement a donné son aval à un second réquisitoire du même procureur, autorisant l’ouverture des poursuites judiciaires à l’encontre du Garde des sceaux. Ce dernier a été contraint de démissionner de ses fonctions pour se conformer à la loi.
Anny Kanyama

